Peter
Hibbin joue le tennis avec deux balles
Le
comité des fêtes a prêté main forte. Peter Hibbin a chauffé
le four et enfourné une quarantaine de miches de gros pain. A
la suite du cuisinier qui, la veille, avait cuit des terrines,
des rôtis de porc et des tartes.
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Nicky
et Peter Hibbin sont arrivés en 2002 à Tuzie. Ils ont acquis
une belle maison de type charentais, avec plusieurs étages et
un toit à quatre pans. Le grand porche rond et le portillon de
la cour fermée affichent ostensiblement la réussite de celui
qui les avait fait construire. De même que l’immense grange
et le four à pain. En 1856, la vigne savait enrichir ses
vignerons. L’eau de vie était facile à exporter grâce au récent
chemin de fer Paris-Bordeaux et de sa proche station de
Salles-Moussac. Mais le phylloxéra changera la donne vers 1880.
Peu à peu, les vignerons se feront éleveurs. Le propriétaire
de la maison des Higgin tentera une diversification en se
faisant marchand de ponnes à lessive. Des ponnes fabriquées à
Benest.
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Nicky
Hibbin a fouillé l’histoire de sa maison, et de son nouveau
pays. Elle a questionné les habitants du village. Des mamies
dont l’une a 98 ans, et des habitants ont rapporté leurs
souvenirs. Puis elle s’est rendue au musée rural de
Villefagnan pour se faire expliquer l’évolution du canton.
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En
janvier dernier, elle avait émis auprès de la population
l’idée d’une fête villageoise. Les gens de Tuzie ont de
suite «topé» ce projet. Chacun a recherché de vieux habits,
du mobilier et des objets. Dimanche, ils étaient exposés à la
même place qu’antan. Dans la cour et sous le hangar pour les
outils agricoles. Pour le reste, une grande pièce du
rez-de-chaussée de la maison a été vidée, puis transformée
en musée. Des amis ont apporté un lit à rouleaux et l’ont
remonté. Des rideaux «à la duchesse», un moine et des draps
de chanvre en font un nid chaud et douillet. Un bébé emmailloté
s’est réfugié dans un landau. Six mois ont ainsi été
consacrés aux préparatifs et il a fallu appendre à danser la
bourrée.
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Surpris
au saut du lit !!!
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Quel est
cet étrange personnage ? |
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Un
long défilé d’habitants en costume d’époque a déambulé
dimanche matin dans les rues du bourg pour rejoindre les Hibbin.
Un char à banc tiré par une ânesse amenait les enfants. Les
femmes commentaient l’élégance de leur tenue.
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Sous
leur chapeau, les gars devisaient sur le temps et les travaux à
entreprendre. De temps en temps, un coup d’œil à leur
breloque.
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De petits
poussins
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De petits
poussins ?
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Moi...
j'ai soif...
Certains
attendaient avec impatience de passer à table. Sous le hangar,
des tréteaux et des planches. Nicky Hibbin n’a pas voulu de
nappes pour ce repas entre paysans. Pour faire plus vrai, pour
rappeler le «pompaillé» qui marquait la fin des vendanges.
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 Nous,
on a faim Enfin,
les hommes ont tiré leur couteau de leur poche et le silence
s’est fait, pour savourer. Bien repus, les danseurs et leurs
cavalières ont formé le cercle de la bourrée. Ils ont été
très applaudis par leurs amis qui se dandinaient au rythme de
la musique. |
Les
enfants de la fête |
Les aînés
pas en reste
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On a
plein de bonnes choses à vous dire
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Une
petite chanson
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 Photo
d'époque... |
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 Une
petite bourrée ?
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Les
années 60, c'est pas mal non plus....
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Passons
aux choses sérieuses !
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Que c'est
beau !
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Nous...
On veut pas danser !
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Et nous,
on va faire un petit tour de saute-palisse...
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ô
lé vrément bia ! |
Un petit
spectacle pour finir
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Qui que
l'avont à peler dô carottes ?
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C'était
encore une belle histoire de Jérôme Rousseau... |
L'enfant
de Tuzie, l'artiste Jérôme Rousseau a clôturé la journée en
offrant son nouveau spectacle : «La soupe».
Un
conte d’une heure qui met en scène le bonhomme Job pendant
que la soupe cuit dans son faitout.
Après
avoir dévoré son spectacle, Tuzie a goûté sa soupe. Mumm ! |