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1853 :
Depuis quelques années les loups se sont beaucoup multipliés
en Charente. Les sangliers sont devenus rares mais les renards
sont nombreux. Il y a peu de gibier. Les loutres sont fort
communes ainsi que le blaireau.
1868 :
C'est dans le département de la Haute-Vienne, de la Vienne et
de la Charente que l'on trouve encore des loups en quantité
appréciable ; les
forêts sont nombreuses, surtout vers l'orient, et quelques unes
sont considérables. Le chêne est l'essence qui y domine :
parfois il y végète seul, plus souvent il est accompagné du hêtre;
ailleurs le tremble, l'alisier, le frêne, l'orme, le cerisier,
le charme et le cormier se mêlent à lui. Dans les forêts de
la région limousine, c'est souvent le châtaignier qui végète
sans mélange. Il y a environ cinquante ans, le cerf et le
chevreuil se voyaient encore dans ces forêts ; ils ont depuis
disparu. Le nombre des sangliers est aussi fort diminué ; mais
en revanche les renards et les loups ne sont que trop nombreux,
à tel point que de ISO!) à 1817, il a été tué dans le département
657 individus de l'espèce du loup. Les reptiles n'y sont point
rares, notamment la vipère ordinaire (coluber berus), l'aspic (coluber
aspis), la vipère noire (coluber presler). Le pays est
suffisamment fourni de gibier. Le poisson abonde dans les rivières,
et il est de qualité supérieure dans la partie orientale du département.
On rencontre aussi des loutres au bord des rivières et des étangs. |
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