Accueil Plan Londigny Liste communes Carte des églises

L'histoire de Londigny

Plusieurs seigneuries et des familles importantes.

 

La paroisse de Londigny était dans le marquisat de Ruffec. 

Les seigneurs du château du Peu étaient les seigneurs de Londigny. Dans la paroisse existaient plusieurs châteaux et logis :

 Le Peu ;

Le Breuil ;

Guignebourg ;

La Blanchetière.


Château du Peu

Le château de Londigny se situe en réalité sur le hameau de Le Peu à 7 km environ au sud de Sauzé-Vaussais mais dans le Département de la Charente. Le petit village de Londigny (CP16700) fait partie du canton de Villefagnan.

Le château de Londigny appartient en 1635 à René Jousserand, en 1666 à Casimir Prévost, en 1729 à Auguste Prévost de TOUCHIMBERT, puis à Auguste-François suivi de Jean-Auguste Prévost, marquis de TOUCHIMBERT. De l’époque de la Renaissance, l’ancien château formait un corps de logis à charpente en tiers-point, flanqué de deux tours à l'est et à l'ouest. Il offrait un pavillon carré du XVIe siècle ; une belle fuie dont les fenêtres sont ornées de pilastres et couronnées d'un fronton (Statist. monumentales de la Charente).

LONDIGNY, ce qu'on en disait en 1863 : Epoque de la renaissance. Château formant un corps de logis à charpente en tiers-point, flanqué de deux tours à l'est et à l'ouest ; pavillon carré du XVIe siècle ; belle fuie dont les fenêtres sont ornées de pilastres et couronnées d'un fronton. Ce château appartint à la famille de Sansac, illustre sous François Ier.

Le château du Peu vers 1700

De l’époque de la Renaissance, l’ancien château formait un corps de logis à charpente en tiers-point, flanqué de deux tours à l'est et à l'ouest...

Vue tirée du cadastre vers 1830

Au centre, la fuie. En haut et dans l'angle gauche, un arrondi repère la tour du XVIe qui sera conservée dans le nouveau château.

Au début du XXe siècle.

 

Cadastre actuel (la tour devrait être effacée).

Le château du Peu actuel a été érigé en 1881 par Léopold Auguste Prévost Sansac (Marquis) de Touchimbert et son gendre Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth (Comte puis en 1904 Marquis de Bussy).

Ce château reconstruit dans l'esprit de Viollet-le-Duc, est une imposante réalisation du siècle dernier. On y trouve tous les poncifs de l'époque. Le gothique y côtoie le style renaissance, les sculptures du parc en béton, ajoutent encore au baroque de l'ensemble. De l'ancien édifice il ne reste qu'une tour ronde en ouest, rabillée au XIXe siècle et la fuie en partie ruinée. Construit sur le coteau opposé au village, surplombant la petite vallée de la Péruse, le château de Londigny ressemble à certaines constructions de Viollet-le-Duc. Au XVe siècle, il n'existait qu'une petite gentilhommière qui était la propriété de Jean Jousserand, écuyer, seigneur de Laire. Le château est d'une architecture complexe et variée où se mélange Gothique et Renaissance. Formé d'un corps de logis à charpente en tiers-point, il est flanqué de tours rondes et carrées. Côté cour, une aile en retour fait le pendant d'un grand pavillon construit en avant-corps sur la façade. Tout est dans la recherche visuelle et la décoration est exubérante : pilastres, frontons, clochetons, échauguettes, lucarnes, haute cheminées, blasons aux armes des Lameth... et même des bouches de canon dépassent des créneaux de tours. Ces canons ont valu au château de nombreuses visites de soldats allemands durant la seconde Guerre Mondiale. Menaçant les occupants, ils voulaient savoir si ces pièces d'artillerie pouvaient représenter un danger. Le château de Londigny est également remarquable par son parc paysager de 15 hectares. Au détour des allées (4 km), on découvre de magnifiques arbres aux essences variées, mais également des groupes d'animaux, façonnés en béton armé : échassiers, meutes de chiens, sangliers... Pour permettre au gens de l'extérieur de contempler ces scènes de chasse, on a même pris soin d'abaisser à certains endroits le mur d'enceinte. Le marquis de Lameth, a qui l'on doit ce château et son parc, reflet du mouvement pittoresque des XVIIIe et XIXe siècles, eut une fille qui est l'arrière-grand-mère des actuels propriétaires.

Vue sud : au premier plan, la chapelle ; au fond, en premier, la tour conservée (coiffée en poivrière et couverte d'ardoises), et au fond une nouvelle tour (à créneaux) sur laquelle trône un réservoir d'eau. Dans la cour à gauche, un puits.

"Ce château reconstruit dans l'esprit de Viollet-le-Duc, est une imposante réalisation du siècle dernier. On y trouve tous les poncifs de l'époque. Le gothique y côtoie le style renaissance, les sculptures du parc en béton, ajoutent encore au baroque de l'ensemble. De l'ancien édifice il ne reste qu'une tour ronde du XVIe à l'ouest enclavée dans la nouvelle bâtisse, rhabillée au XIXe siècle et la fuie. "

Vue de l'est.

Vue depuis le parc, en premier plan la fuie en partie effondrée en 1963.

Vue vers le sud (à droite, une partie des annexes).

Les annexes et leur cour fermée.

Les annexes sont devenus en partie bâtiments agricoles.

Auguste Raphaël, maître artisan tailleur et sculpteur de pierre, a réalisé des sculptures en pierre de Saint-Même pour le marquis de Lameth. 

Notamment en 1912, avec cette statue équestre haute de plus de cinq mètres érigée à la gloire des ancêtres Lameth de Bussy et Prévost de Sansac de Touchimbert. C'est également lui qui sculpté de nombreux cervidés, cerfs et biches, et en 1909 le monument à la gloire de Jeanne d'Arc en mémoire de leurs filles Jeanne et Magdeleine décédées en 1882 et 1888.

Statue équestre haute de plus de cinq mètres érigée à la gloire des ancêtres Lameth de Bussy et Prévost de Sansac de Touchimbert.

Statues de béton, le Marquis de Lameth a fait ériger cette scène en mémoire d'une chasse exceptionnelle en forêt de Chizé (79).

Le nouveau château du Peu date de 1881. Il  avait encore fière allure en 2007. Sans doute un jour, pensera-t-on à lui donner un avenir "économique" voire touristique.


Seigneurs et propriétaires du château du Peu à Londigny

Jousserand

Depuis 1500 pour le moins... Paoul Jousserand, alias Paul, écuyer, seigneur de la Bonnardelière (Saint-Pierre d'Exideuil) et de Londigny. Epoux de Anne Tudert. La seigneurie de Londigny est dite passée en 1666 aux Prévost de Touchimbert : vente, succession ?

Prévost de Sansac de Touchimbert

Auguste Prévost de Sansac de Touchimbert, chevalier, seigneur de Londigny, né le 26 juin 1696, servit dans les mousquetaires. Epoux le 17 décembre 1729 de Jeanne-Madeleine de Lameth, fille de Louis-François, comte de Bussy, et de Jeanne Bernard d’où Auguste-François.

Nota 1 : les Prévost poursuivent leur lignée jusqu'en 1897 quand décédera Léopold Auguste Prévost de Sansac, marquis de Touchimbert, (maire de Londigny) né le 13 avril 1817 au château de Londigny, auteur de Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, épouse de Lameth.

Nota 2 : Louis Bernard, lieutenant particulier au présidial d'Angoumois, seigneur de la Font, paroisse de Mérignac, a été marié à N... Clément. Bernard, son fils, seigneur de la Font, n'a eu qu'une fille nommée Jeanne Bernard, mariée à Louis-François de Lameth, comte de Bussy, seigneur de Presle, Moulineuf et Mainxe, veuf de Magdeleine Raity, dont il avait Louis-François, comte de Bussy. Il est venu du second mariage François Réné de Lameth, Jeanne et Marie de Lameth de Bussy ; cette dernière a épousé le seigneur de Londigny dont il sera parlé au mot Prévôt. Jeanne Bernard, nommée la comtesse de Bussy. est auprès de mademoiselle de Charolais.

De Lameth

Alfred Marie Joseph Amboise Antoine Alfred de Lameth, comte (marquis en 1904), né à Henencourt, le 18 avril 1842 et décédé à Londigny (Charente) à l'âge de 74 ans le 25 octobre 1916, inhumé à Londigny. Il avait épousé à Paris (8e), le 5 août 1872, Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932. Dont Marie Eugénie Louise Nathalie Adrienne de Lameth épouse de d'Estourmel.

Le rhum Lameth produit en Martinique (lire plus bas)...

D'Estourmel

Marie Eugénie Louise Nathalie Adrienne de Lameth, (sera marquise d'Estourmel), née le 11 août 1876 à Londigny, décédée le 27 février 1951 à Paris, épouse à Paris, le 16 juin 1896, Jacques-Marie-Charles, marquis d'Estourmel, né le 31 mars 1867 à Paris 8e, décédé à Saint-Georges sur Layon (49) le 12 octobre 1940 au château des Mines, inhumé à Suzanne (Somme) où il possédait le château de Suzanne). D'où Louise d'Estourmel épouse de Louis Eugène Guy de Monti. Dont Alain de Monti  époux d'Yvonne de Lassat.

De Monti

De Monty Louis Eugène, vicomte, né en 1812. Dont de Monty Maurice (33 ans en 1887), vicomte, époux de Jeanne Marthe Andréa de Gabriac, baronne ; d'où de Monty Louis Eugéne Guy né le 12/9/1887 à Saint-Georges de Layon où il décèdera le 11 novembre 1962. Louis Eugène Guy de Monti épouse Louise d'Estourmel, d'où Alain de Monti, vicomte, (1925-2004) époux d'Yvonne de Lassat (1932-1989). Dont deux enfants, Baudoin Louis Stanislas né en janvier 1956 et …

Nota : Yvonne de Lassat est la soeur du baron Régis de Lassat de Meynard , propriétaire du château de Dissay dans la Vienne.


Généalogie des maîtres du château du Peu

Jousserand

Les Jousserand

Famille d'ancienne chevalerie, originaire du Poitou, présente dès 1174. Cependant, la filiation suivie ne commence qu'à partir de 1295.

1. Pierre Jousserand, seigneur de Molimis. Serait fils de Pierre, qui aurait fondé une chapelle dans l'église de Saint-Léger les Melle (79). Il fonda… lui-même, le 4 mars 1340, dans le couvent des Frères Prêcheurs de Poitiers, en juillet 1349, il fondait… dans le même couvent. Il épousa en premières noces N., et en secondes noces, Marguerite Rataud. Pierre avait eu de son premier mariage : Jean.

2. Jean Jousserand, écuyer, épousa en 1314 à Saint-Maixent, Margot (ou Marguerite) de Villedon. Ils eurent:

3. Jean Jousserand, chevalier, seigneur de Lairé (Saint-Pierre d'Excideuil), et de Tassay (Chaunay). Décédé avant le 3 juillet 1447. Epoux de Marguerite de La Rochefoucauld dont Jean.

4. Jean Jousserand, chevalier, seigneur de Lairé et de Tassay. Epoux de Marie de Lezay. Dont Ythier et Guichard, écuyer, seigneur de Tassay qui partageait, le 19 février 1500, avec Jean, Bernard, autre Jean, Pierre et Jean Jousserand, sans doute ses frères et neveux, les seigneuries de Londigny et de Champagné le Sec. 5. Ythier Jousserand, chevalier, seigneur de Lairé et de Tassay. Epoux en premières noces le 28 novembre 1435, de Marie de Nossay décédée avant le 25 juillet 1457. Epoux en secondes noces, avant le 12 septembre 1482, de Jacquette de Melun. Il fit son testament le 16 juillet 1483. Jacquette de Melun fit le sien le 25 décembre 1503. Il était décédé avant le 14 novembre 1486. Ils eurent :

  • A. Jean, qui suit.

  • B. Autre Jean, prêtre.

  • C. Pierre, seigneur de Londigny.

  • D. Charles, écuyer, seigneur de Londigny, décédé avant le 22 décembre 1537…

  • 6. Jean Jousserand, écuyer, seigneur de Lairé, époux du 9 mars 1476 de Philippe de Saint-Amand. Décédé avant le 26 novembre 1520. Ils eurent :

  • A. Jean, qui suit.

  • B. Paoul, alias Paul, qui fera la branche de Londigny.

7. Jean Jousserand, écuyer, seigneur de Lairé, chevalier de l'ordre du roi. Le 31 octobre 1540, devant Grenet et Porcheron, notaires à Poitiers, il fit un accord avec son frère Paul, agissant en son nom et en celui d'Anne Tudert, sa femme. Pour demeurer quitte de 200 livres de rente qu'il devait et des acquêts fait lorsqu’ils demeuraient ensemble, il abandonna l'hôtel noble de Londigny... Epoux en premières noces de Renée Dages, alias Daguin le 22 janvier 1535. Epoux en secondes noces le 3 juin 1541 de Marguerite de Saint-Gelais, dame de Maumont, veuve de Jean Vigier. Il décéda avant le 18 mai 1563.

Les Jousserand de Londigny portaient : "Burelé d'azur et de gueules de 8 pièces, à l'aigle au vol abaissé d'argent sur le tout, becquée et membrée d'or".

Branche de Londigny, château du Peu

7. Paoul Jousserand, alias Paul, écuyer, seigneur de la Bonnardelière (Saint-Pierre d'Excideuil) et de Londigny. Epoux de Anne Tudert. Ils eurent Paul.

8. Paul Jousserand, écuyer, seigneur de Londigny. Sa femme pourrait être Silvaine de Montfort… Il eut René.

9. René Jousserand, écuyer, seigneur de Londigny et de la Bonnardelière, son blason ainsi que celui de sa femme, Renée Robin de La Tremblaye, figurent sur l’une des cloches de l'église de Londigny.

Il épousa en premières noces le 5 janvier 1579 Renée Robin de La Tremblaye.

Il épousa en secondes noces et avant 1591, Jacquette de La Chapellerie.

Il eut de son second mariage Philippe.

10. Philippe Jousserand, chevalier, seigneur de Londigny, de la Bonnardelière et de Rouilly. Epoux le 6 juin 1607 d’Anne d'Escoubleau. Il était décédé avant le 27 novembre 1636. Anne d'Escoubleau, sa veuve, décéda à Rouilly, le 17 décembre 1660, et fut inhumée le 18 en l'église de Cramard. Ils eurent :  

  • A. Claude, chevalier., décédé avant le 27 novembre 1736.

  • B. Philippe, baptisé à Cramard le 8 novembre 1615.

  • C. Jeanne, baptisée à Cramard le 30 juin 1618.

  • 4) Philippe, baptisé à Cramard le 12 novembre 1619.

  • 5) Louis, baptisé le 25 février 1621.

  • 6) Charlotte, baptisée le 29 août 1622. Fille unique selon Nicolas de Sainte-Marthe sans doute parce que les frères et sœurs sont déjà décédés. Le 27 décembre 1666, elle lègue 4000 livres aux Augustins de Poitiers pour des messes. Elle décéde à Rouilly le 15 janvier 1667.

La seigneurie de Londigny est dite passée en 1666 aux Prévost de Touchimbert : vente, alliance ?.


Prévost de Sansac de Touchimbert 

Prévost de Sansac de Touchimbert seigneur en 1666

Famille de l'Angoumois et du Poitou qui trouve son origine vers Nanteuil en Vallée. On la trouve au milieu du XIIe à Aizecq et à Salles. Puis au XVIIe à Londigny.

Guillaume Prévost, seigneur d'Aizecq, épousa Catherine de Sansac d’où Prévost de Sansac.

Première branche :

1. N.Prévost (alliance inconnue) d’où Pierre, qui suit, et N. épouse de Bernard de Brosse, vicomte de Limoges.

2. Pierre Prévost de Salles époux Anne Guyot.

3. Jean Prévost, varlet, puis écuyer, seigneur d'Aizec et de Salles.

4. Emeric Prévost, écuyer, alliance inconnue.

5. Jean Prévost, écuyer, époux d'Almodie Mathée.

6. Emeric Prévost, époux de Berthe d'Ignac.

7. Jean Prévost, écuyer, seigneur d'Aizec, alliance inconnue.

8. Guillaume Prévost, décédé en ou avant 1402.

9. Guillaume Prévost, seigneur d'Aizec, époux de Catherine de Sansac.

10. Jean Prévost, écuyer, seigneur d'Aizec, de Sansac, époux en premières noces de Jeanne Pezette.

11. Aymard Prévost, chevalier, seigneur de Touchimbert, la Prade, les Poyaux, etc. reçut en partage la terre de Touchimbert le 6 octobre 1466. Epoux de Jeanne de Saugières avant le 10 octobre 1468.

12. Rolland Prévost, écuyer, seigneur de Touchimbert. Epoux de Guillemette de La Haye en 1491.

13. Aymard Prévost, écuyer, seigneur de Touchimbert, époux de Françoise Bouchard.

14. Pierre Prévost, écuyer, seigneur de Touchimbert, la Piogerie, etc. Archer de la compagnie du comte de La Rochefoucauld. Epoux en 1565 de Marie Brossard, veuve de Jean Goumard.

15. Isaac Prévost, écuyer, seigneur de la Piogerie et de Touchimbert. Epoux d’Isabeau Guy le 8 avril 1584.

16. François Prévost, chevalier, seigneur de Touchimbert, la Piogerie, la Treille. Epoux de Jeanne de La Rochefoucauld le 23 mars 1626. D’où :

  • A. François

  • B. Casimir, auteur de la première branche de Londigny.

  • C. Charles, seigneur de Brassac.

Première branche de Londigny (en Angleterre)

17. Casimir Prévost, chevalier, seigneur de Lisleau, Brassac, Londigny, Montalembert, etc.

Epoux de Marie de Robillard en premières noces le 16 octobre 1657, d’où 7 enfants.

Epoux de Marie Coullaud en secondes noces le 9 juillet 1689, d’où 5 enfants dont Auguste, qui fera la seconde branche de Londigny.

 

Les Prévost portaient : « d'argent à deux fasces de sable accompagnées de six merlettes de même posées 3, 2 et 1. »

NOTA : la merlette est un petit oiseau vu de profil sans pieds ni bec. Pour certains, les Merlettes évoquent des ennemis vaincus et défaits. Ainsi, lorsqu'elles sont de gueules, elles figurent l’ennemi tué sur le champ de bataille. Et quand elles sont de sable, il s'agit de l’ennemi en captivité. Pour d’autres, elles évoquent les croisades. Le bec et les pattes coupées marquent les blessures reçues au combat. Enfin, d’autres encore pensent que cette façon de les représenter sans bec ni membres, vient des anciens hérauts qui se servaient de petites pièces d’émail carrées pour figurer ces petits oiseaux sur les cotes d’armes et boucliers, en négligeant d'en marquer les extrémités.

 

Seconde branche de Londigny (en France)

18. Auguste Prévost, chevalier, seigneur de Londigny, né le 26 juin 1696, servit dans les mousquetaires. Epoux le 17 décembre 1729 de Jeanne-Madeleine de Lameth, fille de Louis-François, comte de Bussy, et de Jeanne Bernard d’où Auguste-François.

19. Auguste-François Prévost, dit le marquis de Touchimbert, chevalier, seigneur de Londigny, Chalonne, Colombier, Montalembert, etc. né le 27 septembre 1734, décédé au château de Londigny le 9 (ou 19) avril 1786, page du roi en la Grande Ecurie en juillet 1749, capitaine au régiment d'Artois-cavalerie en 1764, chevalier de Saint-Louis. Epoux en 1775 de Jeanne-Charlotte de Chapt de Rastignac née le 12 octobre 1748 d’où Jean-Auguste.

20. Jean-Auguste Prévost, marquis de Touchimbert, né le le 22 février 1776, décédé en 1849. Epoux le 16 avril 1805 de Jeanne-Agathe de Lesmerie d'Eschoisy d’où Auguste-Léopold.

21. Léopold Auguste Prévost de Sansac, marquis de Touchimbert, né le 13 avril 1817 au château de Londigny, décédé le 4 août 1897 en son château de Londigny, Conseiller général du département de la Charente. Epoux en juillet 1850 de Stéphanie Caroline Nathalie de Loyac née en février 1821 à Saint-Pierre ( Martinique ), décédée à Paris le 17 mars 1870, fille du comte Auguste de Loyac et de Stéphanie de Chalvet. 

  • Ils eurent Louise-Marie-Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932 qui épousa à Paris (8e), le 5 août 1872, Marie Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth, Comte, puis Marquis de Bussy, né au château d'Hennecourt (Somme), le 18 avril 1842, décédé à Londigny le 25 octobre 1916 à l'âge de 74 ans, inhumé à Londigny.

 


Lameth ; puis d'Estourmel et de Monti

Les Lameth

La famille Lameth nous intéresse parce qu'elle s'est alliée aux seigneurs du Peu avant la Révolution. A noter une seconde union en 1872.

1. Jeanne Madeleine de Lameth de Bussy (1703-1767) épouse le 18 décembre 1729 Auguste Prévost Sansac de Touchimbert, seigneur de Londigny.

2. Alfred Marie Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth épouse le 5 août 1872 Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert.

 

Les Lameth de Bussy portaient : "Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à la bande d' argent accompagnée de 6 croix recroisetées de même (Lameth en Picardie) ; au 2 d'argent à trois maillets de sable (Bussy) ; au 3 d' or fretté de gueules, et au canton d'or chargé d'une étoile d'azur (Lameth en Artois)".

Généalogie succincte des Lameth pour Londigny

Les Lameth portaient : «De gueules, à la bande d'argent, accompagnée de six croix recroisettées...»

Un ancêtre des Lameth aurait combattu les infidèles en 1096, sous Godefroy de Bouillon. Cette famille est originaire de Picardie.

I. Robert, seigneur de Lameth, chevalier, qui était en 1212 écuyer de Baudouin, comte de Flandre et de Hainaut, et empereur de Constantinople. Il épousait Jeanne de Bossut, dont :

II. Enguerand, seigneur de Lameth, mort au siège de Damas en Syrie (1258), qui avait épousé Marie GUERET, (ou Guerel, selon Jougla) fille de Heuchin, chevalier, et en eut :

III. Ancelin, seigneur de Lameth, conseiller et chambellan de Guy, comte de Flandre, époux de Françoise de Luxembourg, dont :

IV. Enguerand II, seigneur de Lameth, Ecuyer de Robert II, comte d'Artois, avec lequel il se trouva à la bataille de Courtrai en 1302, époux de Marie de Saint-Omer, dont :

V. Thibaud, seigneur de Lameth et de Saint-Martin en Artois, chevalier. Il fut tué à la bataille d'Azincourt en 1415, époux de Jeanne d'Aspremont, dont il eut :

VI. Pierre, seigneur de Lameth et de Saint-Martin, époux de Gilette Waencourt, ils eurent :

  • 1. Antoine, qui suit.

  • 2. Jeanne

VII. Antoine de Lameth, seigneur de Lameth, de Saint-Martin et du Plessier, premier écuyer du comte Charles de Charolais (duc de Bourgogne). Conseiller et chambellan de Louis XI, capitaine de Bourges où il meurt le 22 décembre 1494. En 1460, il épousa Jacqueline de Hennencourt dont il eut :

  • 1. Jacques, qui suit (de lui la branche de Londigny au XIXe et XXe siècles).

  • 2. Antoine II de Lameth, auteur de la branche de Bussy (ci-contre).

  • 3. Claude, seigneur de Beaurepaire et Maubeuge.

VIII. Jacques de Lameth, décédé le 14 juin 1541, époux de Marguerite de Flandre-Drincham qui lui donna :

IX. Philippe de Lameth de Hennencourt, lequel avait épousé, en 1541, Anne de Bournonville, héritière de cette terre. Il en eut :

X. Andrien de Lameth-Bournonville, qui s'était marié avec Anne d'Estourmel, dont vint :

XI. Jean de Lameth, seigneur de Bournonville, qui avait épousé, le 17 janvier 1600, Marguerite de L'isle-Marivaux. Bisaïeul de :

XIV. Henri-Louis de Lameth, marquis de Lameth, écuyer, seigneur de Hennencourt, époux le 13 décembre 1722 de Josèphe-Françoise Le Fournier de Wargemont dont :

  • Louis Charles, qui suit.

XV. Louis-Charles de Lameth (1723 – 1761), marquis de Lameth, né le 20 août 1723 à Henencourt, mort à Francfort le 12 mars 1761 époux le 11 mai 1732 à Paris de Marie Thérèse de Broglie (fille de François-Marie, duc de Broglie, et de Thérèse-Gillette Locquet de Grandville) décédée le 9 mai 1819. Dont :

  • Augustin-Louis-Charles.

Augustin-Louis-Charles de Lameth (1755 – 1837), marquis de Lameth, né le 20 juin 1755 à Henencourt, décédé le 17 janvier 1837 à Amiens. Epoux le 4 septembre 1811 à Paris (11e) en secondes noces de Zoé Ambroise Honorine de Choiseuil D'aillecourt (1787 – 1846) dont :

  • Baudoin Marie Ambroise Augustin.

Baudoin Marie Ambroise Augustin de Lameth, (1812-1867) époux en 1839 de Félicie Augustine Aldegonde Antoinette Obert de Thieusies (1818-1891) dont :

  • 1 Henri Baudouin Eugène Marie Augustin  (1840 – 1904)

  • 2. Alfred Marie Joseph Amboise Antoine Alfred (1842 – 1916) , qui suit

Alfred Marie Joseph Amboise Antoine Alfred de Lameth, né à Henencourt, le 18 Avril 1842 et décédé à Londigny (Charente) le 25 Octobre 1916,  inhumé à Londigny, à l'âge de 74 ans. Il était le propriétaire d'un entrepôt de rhum de la Martinique à Ruffec en 1898. 

Il avait épousé à Paris (8e), le 5 Août 1872, Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932. Dont :

  • 1. Jeanne Madeleine Marie Félicie Léopoldine (née à Paris le 10 juin 1873 ; décédée le 11 janvier 1882 à Paris, inhumée à Londigny).

  • 2. Thibaud Marie Baudouin Henri Clément, né à Londigny le 3 juin 1875, décédé à Amiens le 29 décembre 1956.

  • 3. Marie Eugénie Louise Nathalie Adrienne, Marquise d'Estourmel, (née le 11 août 1876 à Londigny, décédée le 27 février 1951 à Paris. Epouse à Paris, le 16 juin 1896, Jacques-Marie-Charles, Marquis d'Estourmel (né le 31 mars 1867 à Paris 8e, décédé à Saint-Georges sur Layon (49) le 12 octobre 1940 au château des Mines, inhumé à Suzanne (Somme) où il possédait le château de Suzanne). D'où Louise d'Estourmel épouse de Louis de Monti, d'où Alain Vicomte de Monti (1925-2004) époux d'Yvonne de Lassat (1932-1989). Dont deux enfants.

  • 4. Marie Madeleine de Lameth (née 10 novembre 1882 au château de Londigny ; décédée le 7 décembre 1888).

  • 5. Marie Félicie Germaine (née le 6 avril 1886, dcd en 1952) ; épouse en premières noces, le 8 juillet 1912 à Biarritz, d'Edouard-Charles de Douhet de Villosanges, en secondes noces, le 22 août 1940 à Paris, Emile-Adrien-Fernand Huguenin.

En 1909, les époux de Lameth faisaient ériger un monument dans le bois au sud de la RD 28 face au château du Peu à la gloire de Jeanne d'Arc en mémoire de leurs deux filles décédées enfants : Jeanne et Madeleine.

Branche de Bussy

(Bussy se situe dans la Vienne, dans le canton de Gençay et dans la  paroisse de Saint-Secondin)

VIII. Antoine II de Lameth, né à Bourges, le 17 juin 1479, seigneur du Plessier-sur-Just et de Saint-Rémy-en-l'eau, conseiller et maître d'hôtel de François 1er, général de ses finances aux provinces de Picardie, Champagne et Brie, ambassadeur en suisse en 1522. Il épousait le 29 janvier 1498 Michelle de Biche-Cléry, dame de Pinon, Bussy et Anizy-le-Château, vicomtesse de Laon. Ils eurent un seul enfant :

IX. Christophe de Lameth, vicomte de Laon, seigneur de Pinon, décédé en 1572. Il avait épousé Isabeau de Bayencourt, dont :

X. Charles de Lameth, seigneur de Pinon et de Bussy, vicomte de Laon, épousa Louise de Lannoy. Ils eurent :

  • 1 Louis qui suit.

  • 2 Charles.

XI. Louis de Lameth, comte de Lameth, vicomte de Laon, seigneur de Pinon, bailli et gouverneur de Coucy avait épousé Madeleine de Faudoas-Averton. Et en seconde noces Marie le Sénéchal. Il eut du second lit :

  • François de Lameth, qui serait l’auteur de la branche charentaise.

 Branche Charentaise

François de Lameth, chevalier, seigneur de Bussy, serait le fils de Louis de Lameth et de Marie le Sénéchal. Epoux de Anne Le Musnier, ils eurent :

Louis François de Lameth (1664-1703), comte de Bussy, seigneur de Presle, Moulineuf et Mainxe, né en septembre 1664, décédé le 28 septembre 1703. Epoux en secondes noces le 18 janvier 1700 de Jeanne Bernard, née à Angoulême le 16 juin 1682. Dont :

  • 1. François-René de Lameth (1701-1771)

  • 2. Jeanne Madeleine de Lameth de Bussy (1703-1767), serait née en janvier 1703, décédée à Londigny le 4 septembre 1767. Elle épouse le 18 décembre 1729 Auguste Prévost Sansac de Touchimbert, seigneur de Londigny, né le 26 juin 1696, fils de Casimir et de Marie Coullaud. Ils eurent :

    • A. Auguste-François Prévost Sansac de Touchimbert, dit le marquis de Touchimbert, chevalier, seigneur de Londigny, Chalonne, Colombier, Montalembert, etc., né le 27 septembre 1734, page du roi en la grande écurie en juillet 1749, capitaine au régiment d'Artois-cavalerie en 1764. Chevalier de Saint-Louis. Il épouse en 1775 Jeanne Charlotte Chap de Rastignac, née le 12 octobre 1748. Il décède en son château de Londigny le 9 avril 1786.

    • B. Marie Claude qui épouse le 21 juillet 1770 Pierre Vassoignes, chevalier, seigneur de Bréchinie.

    • C.Thérèse, baptisée à Notre-Dame de la Payne d'Angoulême, le 20 novembre 1741, reçue à l'école de Saint-Cyr le 24 août 1749 d’où elle sort le 1er novembre 1763, décédée sans alliance en novembre 1772.

3. Marie de Lameth de Bussy, née et baptisé à Angoulême, le 24 Janvier 1704.

Auguste-François Prévost Sansac de Touchimbert repose dans le cimetière de Londigny

Sur sa tombe est inscrit :

  • Sur le dessus

CORPS DE HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR

  • Côté sud

MESSIRE FRANCOIS AUGUSTE PREVOST DE SANSAC CHEVALIER SEIGNEUR DE TOUCHIMBERT ET DE SON VIVANT EPOUX DE DAME JEANNE CHARLOTTE CHAPT DE RASTIGNAC

  • Côté nord

CAPITAINE DE CAVALERIE CHEVALIER ORDRE MILITAIRE DE ST LOUIS SEIGNEUR DE LA PAROISSE DE LONDIGNY MONTALEMBERT CHALONNE GUIGNEBOURG COLOMBIER TOUCHIMBERT ET AUTRES LIEUX AGE DE 52 ANS DECEDE AU CHATEAU DE LONDIGNY 9 AVRIL1786 PRIEZ POUR SON AME

 

Le château du Peu (fin XIXe) construit par le Marquis de Lameth en remplacement de l'ancien logis.

Une rivière (fausse) tracée dans le parc et alimentée par l'eau pompée dans la Péruse par une machinerie installée au moulin de la Treille.


Le Marquis possédait une voiture automobile en 1900. Mais ce n'était pas sans risques. "Le 3 juillet 1900, dans la soirée, M. le Comte de Lameth, maire de Londigny, en compagnie de son fils, de sa fille et d'un domestique revenait de Ruffec en automobile lorsque en face de La Chèvrerie, par suite de la rupture d'un pneu, la voiture s'est renversée et brisée. M. de Lameth, ainsi que sa fille en ont été quittes pour la peur, mais il n'en a pas été de même pour son fils, qui, parait-il a une épaule démise, et le domestique une jambe fracturée."


Rhums Lameth en dépôt à Londigny et à Ruffec  

Alfred de Lameth, né à Henencourt, le 18 avril 1842 est décédé à l'âge de 74 ans à Londigny (Charente) le 25 octobre 1916 où il faut inhumé. Il était devenu propriétaire par sa femme de l'Habitation Chalvet qui produisait du rhum en Martinique.

Lameth, Chalvet, etc.

Au 17e siècle, le possesseur de la concession qui deviendra plus tard l'Habitation Chalvet était Guillaume Pinel. Sa parcelle faisait alors 800 pas de large sur 1000 pas de haut. Pinel est présenté par le père Labat comme ancien capitaine de milice sur l'île de Saint Christophe, retiré à la Martinique en tant que marchand propriétaire d'habitations-sucreries puis de flibustier.

Son successeur sur la concession fut M. Claude Pocquet, capitaine de milice de la Basse-Pointe, conseiller au Conseil Souverain à partir de 1688 et secrétaire du roi en 1703. Sa propriété mesurait à l'époque 1200 pas de large sur 3000 pas de haut, et comptait 3 sucreries. C'est d'ailleurs cette réunion de 3 sucreries sur un même ensemble qui présida à l'ancienne dénomination "Union" de la propriété. Pocquet mort en 1722, ses héritiers prirent la suite et conservèrent le domaine jusqu'à la fin du 18e siècle. Dans les premières années du 19e siècle, Joséphine Périnelle Dumay, veuve Pocquet de Puilhery, perdit une enfant en bas âge et se retrouva seule héritière. Elle se remaria avec M. Etienne Chalvet (Chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint Louis) faisant ainsi passer l'habitation sucrerie restée aux mains des Pocquets du 17e siècle au 19e siècle, dans le giron de la famille Chalvet. Celle-ci la conserva jusqu'au milieu du 19e siècle, époque à laquelle, par le biais de mariage des héritières Chalvet, Aline et Nathalie de Loyac (1), la propriété échue par indivision aux Lameth et Monti, résidant hors de la colonie. 

En 1919, ils la vendirent à Louis Marie Joseph Léo Clerc dont la famille était propriétaire de l'usine Vivé du Lorrain ainsi que d'autres habitations de la région. L'habitation Chalvet leur servira comme beaucoup d'autres à fournir de la matière première (canne) à l'usine, puis à cultiver de la banane à partir de l'entre deux guerre. A cette époque on y cultiva également de l'arachide, du manioc ainsi que des haricots rouges et blancs. La seconde moitié du 20e siècle y fut marquée par la grève de février 1974, durant laquelle des ouvriers seront blessés par les forces de l'ordre, un autre fusillé par des gendarmes, et un deuxième retrouvé mort le lendemain sans que l'on ait pu définir les causes exactes du décès. Trois ans plus tard, M. Aubéry Albert deviendra propriétaire de l'habitation qu'il exploitait jusqu'alors en location. Après avoir cultivé de l'igname, et fait de l'horticulture en serre, l'exploitation agricole de Chalvet se concentre aujourd'hui autour de la banane et de l'ananas.

L'habitation Chalvet se situe en bordure de la RN 1, sur un site de plaine. Sa superficie est d'environ 360 hectares. On y distingue une zone industrielle, dans laquelle s'intègre la maison d'habitation, et une zone de logements ouvriers. L'exploitation agricole est formée de l'habitation Chalvet et de l'habitation La Capot.

(1) Léopold Auguste Prévost de Sansac, marquis de Touchimbert, né le 13 avril 1817 au château de Londigny, décédé le 4 août 1897 en son château de Londigny, Conseiller général du département de la Charente. Epoux en juillet 1850 de Stéphanie Caroline Nathalie de Loyac née en février 1821 à Saint-Pierre (Martinique), décédée à Paris le 17 mars 1870, fille du comte Auguste de Loyac et de Stéphanie de Chalvet. Ils eurent Louise-Marie-Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au Château de Londigny le 10 octobre 1851, décédée à Londigny le 2 février 1932 qui épousa à Paris (8e), le 5 août 1872, Marie Joseph Ambroise Antoine Alfred de Lameth, Comte, puis Marquis de Bussy, né au château d'Hennecourt (Somme), le 18 avril 1842, décédé à Londigny le 25 octobre 1916 à l'âge de 74 ans, inhumé à Londigny.

Alfred de Lameth avait épousé à Paris (8e), le 5 août 1872, Louise Marie Stéphanie Prévost de Sansac de Touchimbert, née au château de Londigny le 10 octobre 1851, et décédée à Londigny le 2 février 1932. A Ruffec d'un entrepôt de rhum de la Martinique. En juillet 1887, le comte Alfred de Lameth, demeurait à Paris. En 1907, le comte est en fait marquis, date de la publicité ci-contre, l'importateur-concessionnaire à Ruffec est Angel Devergne.

Lameth (Comte de.), 113 Rue de l'Université à Paris, propriétaire de l'habitation Chalvet, Martinique. dépôt principal, château de londigny, Ruffec (Charente). Rhum et Schrüb (classe 73), 1ère grande médaille, Le Havre 1887, Hors Concours, membre du Jury, Paris, 1888.

Histoire du rhum en Martinique

Le comte de Lameth propose son rhum en importation directe de ses plantations de Basse-Pointe en Martinique. L'embarquement n'est pas facile : les fûts sont mis à la mer, le rhum flotte (le tonneau bien imprégné de liquide est étanche), chacun d'eaux est accompagné d'un nageur noir qui, en le poussant, le conduit à la pirogue. 

Du rhum souvent médaillé aux expositions et concours. Les Lameth sont allés aux Antilles parce qu'«à la veille de la Révolution, Beauharnais est intéressé aux Antilles comme les Lameth.

Alfred de Lameth, né à Henencourt, le 18 avril 1842 est décédé à l'âge de 74 ans à Londigny (Charente) le 25 octobre 1916 où il faut inhumé. Il était propriétaire à Ruffec d'un entrepôt de rhum de la Martinique. En juillet 1887, le comte Alfred de Lameth, demeurait à Paris. 

En 1907, le marquis de Lameth, date de la publicité ci-contre, a confié son rhum à un importateur-concessionnaire qui est Angel Devergne à Ruffec .

Le marquis de Lameth décède en 1916.


Le château du Breuil

Il succède à une bâtisse du Moyen-Age qui se situait plus au sud-ouest en descendant vers la Péruse.

Château du Breuil (XVIe et XVIIe siècle)

Les plus anciens seigneurs connus sont les de VASSELOT, famille noble du Poitou.

PAUL DE VASSELOT, Ecuyer, Seigneur d'Annemarie , du Breuil-Vasselot et de l'Eterpe , épousa Isabelle de Lusignan , avec laquelle il fonda , au mois de Juillet 1330, une Chapelle dans l'Eglise de Londigny en Angoumois, où l'on voit encore ses armes, qui font : d'azur, à trois guidons d'argent , la lance d'or, bordés de fable , lesquelles il fit placer à titre d'honneur pour lui et ses descendants ; ce qui confie par l'acte de fondation de ladite Chapelle.

Pierre de VASSELOT, écuyer, seigneur de la Chagnée, posséde au XVe siècle le château du Breuil-Millon (plus tard Breuil-Goulard. Il épouse Marie de La Porte, fille du seigneur de Guignebourg.

A noter qu'en 1525, la famille VASSELOT se dit toujours seigneur du Breuil. Pourtant, vers 1440, la seigneurie du Breuil est à la famille Goulard : Jeanne de Montalembert les avaient apporté en dot à son époux, Jacques Goulard, de même que les terres de la Ferté.

 

De Vasselot portait : "D'azur à trois guidons d'argent, à la hampe d'or ferrée d'argent, posés en pas, 2 et 1".


Goulard de la Ferté et du Breuil

Goulard portait : "D'azur à un lion rampant d'or, couronné, armé et lampassé de gueules".

Maison noble et d'origine chevaleresque, originaire du Poitou ou de la Saintonge.

1. Jacques Goulard, écuyer, seigneur de la Ferté, Paizay-Naudouin, le Breuil-Millon (Breuil-Goulard), décédé dès le 24 décembre 1469. Epoux avant 1445 de Jeanne de Montalembert, qui lui apporta les terres de la Ferté et du Breuil-Millon. Ils eurent Antoine, alias Jean.

2. Antoine Goulard, alias Jean, écuyer, seigneur du Breuil-Millon, la Ferté et la Motte d'Anville. Décédé le 9 décembre 1509. Epoux de Philiberte de Beauvilliers. Ils eurent François. 

3. François Goulard, écuyer, seigneur du Breuil-Millon, la Ferté, la Motte d'Anville. Décédé avant le 25 juin 1544. Epousa le 9 février 1530 de Valère Brun. Ils eurent René.

4. René Goulard, écuyer, seigneur du Breuil-Millon, la Ferté, la Motte d'Anville, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Epousa le 21 mars 1570 de Marguerite Poussard. Ils eurent Gabriel.

5. Gabriel Goulard, chevalier, seigneur du Breuil-Millon, la Motte d'Anville, la Ferté, etc. Chevalier des ordres du roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre. Epoux le 14 octobre 1609 de Jeanne Boiceau (Boisseau). Ils eurent Jacques. 

6. Jacques Goulard, chevalier, seigneur du Breuil-Goulard, époux le 28 février 1650 d’Angélique Martel. Ils eurent Jacques-Martel :

7. Jacques-Martel Goulard, marquis de Vervant. Il émigra (comme protestant) en Angleterre, et y mourut le 14 février 1700. Epoux le 15 janvier 1681 de Marthe-Fabrice de Grassenich. Ils eurent Jacques-Alphée et Henri, chevalier, seigneur de la Ferté, la Motte d'Anville qui épousa le 23 avril 1716 à Brettes, Suzanne Broussard.

de Montalembert

De Montalembert portait : "D'argent à la croix ancrée de sable".

1. Geoffroy de Montalembert, chevalier, seigneur de Montalembert.

2. Jean, chevalier, seigneur de Montalembert vers 1250.

3. Guillaume, chevalier, seigneur du Montalembert vers 1282.

4. Jean, seigneur de Montalembert vers 1317.

5. Guillaume, seigneur de Montalembert vers 1332.

6. Jean, seigneur de Montalembert et de Saveilles, décédé avant 1411.

7. Jean, seigneur de Montalembert. Epoux en premières noces de Jeanne de Barrière (1387) et en secondes noces de Jeanne Hélyes, dont Méry qui fera la branche de Granzay et Jacques, seigneur de Montalembert, Saveilles.

8. Jacques, seigneur de Montalembert, Saveilles (un fils Guyot mort en bas âge).

Branche de Granzay

Méry de Montalembert, écuyer, seigneur de Granzay, Marzay. Epoux vers 1420 de Fortunée du Puy du Fou dont Gilles puis Jeanne, femme de Jacques Goulard en 1445, frère de Colas. Il semblerait qu'elle apporta en dot à Jacques Goulard la terre du Breuil-Millon, ainsi que les terres de la Ferté. Le 29 décembre 1449, ils transigeaient avec Gilles, leur beau-frère (Gilles de Montalembert, chevalier, seigneur de Granzay, la Rivière, la Ferté, le Breuil-Millon (le Breuil-Goulard), Paizay, Aumagne, etc.).

 


Jacques et Henry Goulard vendent le Breuil-Goulard à Simon Dreux (seigneur d'Iteuil) en 1708.

Bertrand Broussard (seigneur de Font-Marais) est propriétaire de la seigneurie du Breuil (Breuil-Broussard) en 1726.

Louis Gabriel Lériget est seigneur du Breuil en 1769.

Sa fille, héritière, Antoinette Anne Lériget épouse François Malbay de Lavigerie qui décédera au Breuil de Londigny le 10 juin 1836.

Leur fils Louis Gabriel Auguste Malbay de Lavigerie, décède au Breuil de Londigny le 15 janvier 1867.

Il eut un seul enfant, et héritier, Jean- Jacques Louis Edmond Malbay de Lavigerie (époux de Marie-Jeanne Chapiteau de Remondias) qui décède le 1er juin 1884.

Son seul fils, et héritier, Salomon Jean Louis Georges Malbay de Lavigerie décédera à son tour le 17 février 1900 au château de Chabrot (Montbron 16). Ses légataires universels seront ses cousins : Gérard Chapiteau de Remondias, Marie-Madeleine et Marie-Geneviève Chapiteau de Remondias, Henriette Marie Clotilde Chapiteau de Remondias épouse de Pierre Joseph Georges de Chamerlat décédée le 18/12/1927.

En 1900, cette propriété sise à Londigny et Montalembert était à vendre : "A vendre par suite de décès (Salomon Jean Louis Georges Malbay de Lavigerie le 17 février 1900), pour entrer en jouissance le 29 sept. 1900 (Etude de Maître Geoffroy, notaire à Montjean). L'annonce parue dans le Journal de Ruffec nous décrit les biens concernés :

  • 1. Un château avec dépendances, beau parc entièrement clos, arbres magnifiques.

  • 2. Bois essence châtaigniers de première qualité mis en coupes réglées.

  • 3. Trois fermes louées par baux authentiques.

  • 4. Un moulin à eau sur la Péruse (meunerie). C'est le moulin de l'Epine).

Excellent pays d'élevage, très beau pays de chasse, gibier très abondant. Il n'a jamais été coupé d'arbres sur la propriété, ceux-ci sont très nombreux et représentent un capital très important."

En 1911, la propriété était à nouveau à vendre, de gré à gré, en bloc ou en détail, avec les mêmes fermes et bois (elle n'avait donc pas été vendue en 1900). Elle avait une surface de 193 hectares (Etude de Maître Bordron à Ruffec). 

En octobre 1912, le régisseur du Breuil s'appelle M. Pichot.

Le 8 janvier 1929, Charles Antoine Pierre de Chamerlat (M. Pierre) hérite du château du Breuil (acte reçu chez Saumon notaire à Ecuras 16). Cet héritage réside d'un partage (sans soulte) avec son frère, Octave Marie Jean de Chamerlat qui vit au château de Cavillac (Trélissac, 24) et ses tantes célibataires, Marie-Madeleine et Marie-Geneviève Chapiteau de Remondias (aussi au château de Cavillac), des biens de la succession de :

  • Marie Félicité du Buc de Marcussy (veuve de Charles Marie Chapiteau de Remondias) décédée le 4/4/1899 à Change (24), 
  • puis de Salomon Jean Louis Georges Malbay de Lavigerie décédé le 17 février 1900 au château de Chabrot (Montbron 16), 
  • et de Henriette Marie Clotilde Chapiteau de Remondias décédée à Bordeaux le 18/12/1927, épouse de Pierre Joseph Georges de Chamerlat (château de Massau, Chabezat, Puy-de-Dôme).

A noter cet acte d'héroisme de la part de Charles Antoine Pierre de Chamerlat, et de son épouse Odile Marie Félicie de Palaminy : "M. et Mme de Chamerlat avaient mis à notre disposition une infirmerie installée dans le château du Breuil. Tradition du châtelain qui protège le bourg. Heureusement cette infirmerie n'eut pratiquement pas à nous servir, ce qui n'enlève rien au risque pris, ni à la beauté du geste.

Mais cette infirmerie servit aux maquisards blessés de la région de Civray. Ils y étaient transportés grâce à la complicité de M. Chastenet, directeur de laiterie à Saint-Saviol (86), qui utilisait à ces fins les voitures de la laiterie souvent pilotées par M. Hiver, laitier.

Le DR Guillard s'y rendait à vélo pour faire ses visites, parfois assurées par le Dr Tabourdeau.

Des aviateurs américains avaient séjourné à Ruffec chez M. Cottu et M. Fernand Lavaud du 26 avril au début août 1944. Ils avaient été amenés  dans une camionnette bâchée conduite par M. Lavaud de ruffec. Ils furent transférés au PC du Colonel Bernard près de Montmorillon..." Sources : Raymond Tabourdeau, Carnet de route, résistance Mellois, Civraisis, Ruffécois, maquis Le Docteur, Maquis Jean-Paul.

Charles Antoine Pierre de Chamerlat, époux de Odile Marie Félicie de Palaminy,  vendit le 27 mai 1942 (acte Geoffroy Montjean, étude rattachée à celle de Ruffec en 1964), le château du Breuil à Régis Marcetteau de Brem et à sa femme , née Odile Marie Cartier-Bresson (demeurant à Fronsac 33). Mais Pierre de Chamerlat resta en résidence dans le château du Breuil jusqu'à son décès. 

Les époux de Brem revendirent le Breuil 8 ans plus tard, le 19 septembre 1950 (acte Geoffroy Montjean), à Augustin Alcide Rimpaud et son épouse, née Marie-Louise Migaud, résidants à Montjean. 

René Rimpaud, le fils, propriétaire depuis le 31 décembre 1964, ne conservera que la ferme à l'arrière du château et les prés attenant. Il revendait ce dernier le 12 août 1968 à Guy Camille Louis Chalmot de la Meslière, époux d'Anne Marie Geneviève Henriette Gardey de Soos.


Guignebourg

Guignebourg

Il ne reste que peu de témoins du passé de ce logis, déjà à l'état de ruines au milieu du XVIIIe siècle.

Vers 1450, le logis de Guignebourg appartient à Pierre de la Porte qui maria sa fille Marie à Pierre de Vasselot, seigneur du Breuil-Millon. Les Corgnol, puis les Beauchamp au XVIIe en seront les seigneurs. Par mariage, le logis passe aux Ponthieu. En 1783, Auguste-François Prévost acquiert Guignebourg.

De Beauchamps branche de Guignebourg (Londigny).

De François de Beauchamps , écuyer, seigneur de Bussac, Villeneuve, Souvigné, Maisonnais, Chastenet le Rond, etc. époux avant 1550 de Marie de Ponthieu est né Olivier.
1. Olivier de Beauchamps, écuyer, époux le 10 mars 1587 de Marthe Arnoul. Il eurent :
2. Isaac de Beauchamps, écuyer, seigneur de Guignebourg. Epoux le 15 janvier 1624 de Marie de Barbezières. Ils eurent  Charles.
3. Charles de Beauchamps, écuyer, seigneur de Guignebourg. Epoux le 4 mars 1645 de Marie Lériget. Ils eurent Elisabeth, mariée avec Thomas de Ponthieu.

Vers 1767 :

Michel Robert (1715-1793), écuyer, né à Lhomaizé (86), décédé à Angoulême, était seigneur de Guignebourg et de la Péraudière (Montjean). Anobli par Louis XV en 1759, il avait acheté à cette date Guignebourg pour le titre qui allait avec. Il était maître de Forges (Taizé, Verrières, Champlaurier). Il avait épousé Anne-Suzanne Dupont, leur fille de Michel Robert, seigneur de Guignebourg, épousa le 27 avril 1767  Alexandre-Louis Dumas, écuyer, seigneur de Chébrac, Salvert.

M. Robert de Guignebourg, en 1756, remporta le prix des arts de l'Académie de Besançon pour son "Mémoire sur les forges à fer". Autre exemple : "Moyens d'améliorer les fers aigres, que la forme sur laquelle est monté le fourneau d'Aizy, est d'après les principes de M. Robert de Guignebourg, dont la méthode a été rendue publique par ordre du gouvernement". Ou encore : Le sieur de Guignebourg écrit en 1774 : "Le principal agent d'une forge est le gros marteau qui pèse pour l'ordinaire 800 à un milliers, [de livres soit 450 kg...] mais le travail continuel d'un aussi gros agent causent souvent des cassures dont la réparation coûte tous les ans beaucoup de journées...; on a réussi dans quelques forges à travailler avec des marteaux de fonte,..."

En 1789, Michel Robert de Guignebourg, éc, est seigneur de Scée, Servolle, Fonciron, Andreville, le Petit Bardines.

 

De Beauchamps portait : "D'azur à l'aigle au vol abaissée d'argent, becquée et membrée de même".


La Blanchetière

Jacques de Ponthieu, seigneur de Chives époux de Judith Gentil résidait au logis de La Blanchetière.

Abraham de Ponthieu époux de Marie Dupuy,décédé avant le 20 octobre 1694. Un fils : Charles.

Au XVIIIe siècle, de Ponthieu seigneur de Chives et Londigny résidait au logis de La Blanchetière.

Renée de Ponthieu en 1720.

Charles de Lestang en 1722.

Jean Desrobert, chevalier, en 1758.

 

De Ponthieu portait : "Ecartelé d'or et de gueules".

 

 

Accueil Plan Liste communes Londigny Haut de page