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L'église Saint Barthélemy de Raix |
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Elle fut classée monument historique le 22 juillet 1913 |
Notre
église
Saint Barthélemy a gardé quasiment intactes ses formes originelles, à
l’exception de la sacristie (difficile
à dater compte-tenu de l'absence de presbytère avant 1750 et après
1794) et
du mur de façade, modifié en sa partie supérieure.
Elle nous rapporte donc très fidèlement ce qu’elle était à ses débuts, sans doute à la fin du XIIe siècle. L’affirmation de cette date est motivée par plusieurs observations : les murs sont de gros appareil, il existe une voûte en forme d’arcs brisés de même que la porte d’entrée. |
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Du
haut de son clocher, se discernent favorablement villages et
vallées des alentours.
Cette position constituait un véritable observatoire destiné aux guetteurs des temps troublés du moyen âge, notamment pendant la guerre de cent ans.
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L'église jouxte le château. Des lumières, des signaux lumineux placés dans le clocher, la transformaient en véritable phare des terres. Outre son rôle de repère (telle une lanterne des morts), elle pouvait servir à émettre des signaux vers l’ensemble des villages environnants : Villefagnan, la Faye, Courcôme. |
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De
plan classique, cet édifice comprend une nef terminée
en chevet par une abside contenant le chœur. Un
petit croisillon (le
seul ayant d'ailleurs existé) est adjoint à cette
nef en sa face sud. Certainement érigé en chapelle
annexe réservée aux seigneurs, ce croisillon est
avantageusement pourvu d'une absidiole orientée vers
l'est. Le clocher, couvert de tuiles rouges "canal ou tige de botte" surplombe le chœur. Il est éclairé de six fenêtres surmontées d’arcs de plein cintre. Une seule cloche est présente aujourd’hui, placée en partie nord. Cependant, ce clocher semble conçu pour en accueillir une seconde. L'accès se fait par un magnifique escalier circulaire, en pierre de taille, collé au mur nord. La porte d’accès à cet escalier se situe à l’intérieur de l’église, côté nord, à environ trois mètres du sol.
Les pigeons ont trouvé logis dans le clocher |
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Les
murs de l’église, coiffés de magnifiques modillons
sculptés, sont de gros appareil, de même que les
contreforts, le croisillon sud et son absidiole.
La
nef, surmontée d’une voûte en arcs brisés, est
composée de trois travées marquées d’arcs
doubleaux et de colonnes. La voûte repose sur un
cordon rectangulaire. Elle est couverte de lauzes de
calcaire dur. Le même matériau recouvre l’escalier
du clocher, le chœur et l’absidiole du croisillon
sud. Une large arcade à doubles rouleaux (trois du côté sud), sur deux colonnes, précède l’abside sous cul de four (chœur), laquelle est désaxée vers le nord par rapport à la nef. Ce décalage des deux axes longitudinaux se remarque particulièrement au niveau de l’arc intermédiaire. Il est aisé de le constater en comparant la partie droite de l’arcade avec celle de gauche, cette dernière plus large d’environ vingt centimètres. De plus, il existe le même décalage sous la voûte et à l’intérieur du clocher dont les fenêtres, est et ouest, sont décalées vers le nord.
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Décor naïf d'un chapiteau |
Le thème de la barrique de vin |
Le chœur offre des modillons érotiques |
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| L’abside (ou chevet) est éclairée de trois splendides fenêtres entourées de boudins ; il en est d’ailleurs de même de la fenêtre située en façade. Les arcs de ces fenêtres sont de plein cintre. La porte d’entrée et le berceau de voûte sont cependant en arcs brisés. Nous assistons ici à l’évolution de l’emploi de ces styles et pouvons en déduire facilement quelques dates (XIIe). De petites arcades, sept au total, séparent la façade dans le sens horizontal. Le portail de la façade (porte d’entrée), possède trois voussures décorées de têtes de clous. Les murs de la nef, contrebutés en extérieur, sont renforcés intérieurement de colonnes amorties en cônes et partiellement engagées, surhaussées de magnifiques chapiteaux sculptés, lesquels soutiennent les arêtes de la voûte. | |||||
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Photo vers 1900, le fronton est droit |
Les restaurateurs ont décidé d'un fronton triangulaire en 1924... dommage ! |
Voilà ce qu'il aurait pu être ! |
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L’église
de Raix, Ecclésia de Reys en 1300, est placée sous le
vocable de St Barthélemy, St Barthélemy de RAYS, alias
REYS en 1280, Béati Bartholomaei de Ratiaco ; on trouve
aussi Passim au XVIe et dans le Pouillé de 1648 (De
Régibus). L’apôtre St Barthélemy fit prêcher l’évangile dans les Indes, le sud-ouest de l’Asie et l’Arménie où il fut écorché vif puis crucifié à Albano Polis. Catherine, la cloche de l’église, fut bénite le 8 février 1779 par Jean Louis Decault, curé et chapelain de Raix. La marraine était Catherine de Balathier de Lantage, nièce de Louis Le Musnier. Cette cloche fut fondue sur place le 7 février 1779 donc, et après avoir été placée dans le clocher, baptisée le lendemain.
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Acte de baptême de la cloche de l’église« Le
lundi huit février 1779, par permission de Monseigneur
Martial Louis de Beaupoil de Saint Aulaire, évêque de
Poitiers, en date du huit novembre 1778, j’ai béni la
cloche du haut de l’église Saint-Barthélemy de Raix
sous l’invocation de Sainte Catherine. Messire
Louis le Musnier, chevalier, seigneur du dit lieu,
Blanzac et autres plans, Lieutenant Général de la
province d’Angoumois, et demoiselle Catherine de
Balathier de Lantage, fille mineure de monsieur le
Marquis de Balathier de Lantage et de Dame le Musnier
demeurant en la ville d’Angoulême, absents et préposés
pour en donner le nom, lesquels ont été représentés
dans la cérémonie par Jean Vallière et Marie Chaunit,
agent et gouvernante du château de Raix, ni ayant que
le dit Jean Vallière qui a avec moi signé, ladite
Marie
Chaunit déclarant ne le savoir faire. Signé
: Jean Vallière et Jean Louis Decault,
chapelain
curé de Raix.
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La dîme A la fin de l'année 1728, le curé de Raix déclare à l'évêque de Poitiers le revenu de ses dîmes. Déclaration que donne à nos seigneurs de l'assemblée générale du clergé de France qui s'est tenue en l'année 1730 et à messieurs du bureau du diocèse de Poitiers, Jacques Léonard, prêtre curé de Saint Barthélemy de Raix, Diocèse de Poitiers (archiprêtré de Bouin), des biens et revenus de la dite cure pour satisfaire à la délibération de l'assemblée générale du clergé de France du 12 décembre 1726. Premièrement Les revenus de la dite cure consistent en gros de blé , vin, et argent.
Secondement
S'ensuivent les charges dudit bénéfice :
Le tout par transaction passée entre Messire Jacques Le Meunier, chevalier Seigneur de Lartige, Nantoüillet, et de la terre et châtellenie de Raix, conseiller du Roi en la grande chambre du Parlement de Paris, et Messire Jacques Gautier prêtre curé de la dite paroisse de Raix, en date du huit novembre 1687 par M. Pugnier, Notaire royal héréditaire en Angoumois. Nous, soussigné (Léonard), prêtre curé de Saint Barthélemy de Raix, certifions et affirmons ladite déclaration sous les peines énoncées en la délibération de l'assemblée. A la fin du 19e siècle, l'église possédait deux autels en bois, le second portant une Sainte Vierge. Le Chemin de Croix n’est pas daté. Il ne reste maintenant en fond de croisillon sud que l’autel situé initialement dans le chœur. Saint-Barthelemy chapelle de secours C’est le Président de la République, Emile Loubet - décret du 14 août 1902 - qui érigea l’église Saint-Barthélemy de Raix en chapelle de secours. Après la Révolution, il n’y eut aucun prêtre titulaire, la paroisse était rattachée à Courcôme. Les relations entre les deux communautés ne furent pas très cordiales. En 1900, Saint-Barthélemy était en très mauvais état malgré quelques travaux de la commune au cours du XIXe siècle. Pourtant, un legs de 2000 francs, de François Peloquin (1), par son testament du 23 mars 1899, aurait dû permettre quelques réparations urgentes. Mais les choses n’étaient pas si simples… Un courrier part de la Charente pour demander au Ministre des cultes l’autorisation de ce legs. Le ministre répond au Préfet le 10 janvier 1900 : «Cet édifice, qui est situé dans la circonscription de l’église succursale de Courcôme, ne possède aucun titre légal. La fabrique de Courcôme ne pourrait bénéficier de ce legs que dans le cas où l’église de Raix serait érigée en chapelle de secours. Mais ce titre ne pourrait être conféré à l’église de Raix que si l’ouverture de cet édifice à l’exercice du culte répondait à des besoins absolument incontestables». Le Préfet hésite avant de statuer et demande un rapport justificatif à l’Evêché d’Angoulême : «Chiffre de la population, distance séparant la chapelle du chef-lieu paroissial». Le rapport est fourni par le maire de Raix le 20 janvier 1900 : «utilité incontestable et nécessité de donner à Saint-Barthélemy un titre légal par son érection en chapelle de secours». D’où cette nouvelle demande satisfaite : «Vu que Raix compte 309 habitants, tous catholiques, que les cérémonies du culte se font régulièrement dans l’église de Raix à la grande satisfaction des habitants, mais non légalement, que la distance qui sépare Raix de Courcôme est suffisante pour justifier la présente demande, vu que la fabrique de Courcôme loin de s’opposer à la demande de la municipalité de Raix, s’engage à faire les frais du culte lorsque l’érection en chapelle de secours sera prononcée…» Le décret émane de la direction générale des cultes. Il porte le timbre d’Emile Loubet, Président de la République, en date du 14 août 1902 : «Art 1. L’exercice du culte est autorisé dans l’église de Raix. Cette église prendra la dénomination de chapelle de secours. Le culte y sera célébré sous la surveillance et la direction du desservant de Courcôme, chef-lieu paroissial. Les ressources propres de la chapelle de secours seront administrées par le conseil de fabrique sans que, ni la fabrique, ni la commune soient obligées de suppléer à l’insuffisance des ressources. Art 2. Le trésorier de la fabrique de Courcôme est autorisé à accepter le legs fait à l’église de Raix pour être employé à la réparer… Il sera procédé à des réparations d’après un devis accepté par le Préfet auquel il sera justifié de l’emploi de la libéralité». Rien ne peut plus s’opposer aux réparations… L’Evêque
d’Angoulême demande le 28 juillet 1904 au Préfet d’autoriser les
travaux sous la forme proposée par la fabrique de Courcôme et selon
le devis estimatif de l’entrepreneur Ducerisier de Ruffec. Le Préfet
répond au prélat le 21 octobre : «J’ai soumis au conseil
municipal de Raix le dossier préparé sur l’initiative de la
fabrique de Courcôme. L’assemblée communale exprime l’avis que
les réparations envisagées n’ont aucun caractère d’urgence. La
réfection pure et simple du clocher et des toitures nécessaires pour
la conservation de l’édifice paraissent s’imposer avant tout
autre travail». Le Préfet rappelle à l’Evêque la motivation du
legs Peloquin : en priorité la conservation de l’édifice. De
plus, il demande qu’un architecte soit désigné car «faire rédiger
le devis par l’entrepreneur est irrégulier». Dès le lendemain, 22
octobre, l’Evêque écrit au conseil de fabrique pour lui faire part
de la réponse du Préfet : «Il est des parties de cette lettre
qui ne sont pas discutables, mais il me paraît que la fabrique, ne
demandant rien à la commune, pourrait encore insister sur l’emploi
de l’argent qu’elle a reçu. Il me paraît alors qu’il faudrait
faire constater par un homme de l’art que le clocher est solide, que
les toitures sont en assez bon état, et que, au contraire, ce qui
presse le plus c’est de redonner à l’église son cachet
artistique qu’elle a perdu sous la couche de chaux qui la déshonore».
Il évoque l’insuffisance du legs pour entreprendre ces gros
travaux, demande toutefois au conseil de fabrique de s’assurer de
ses dires et de ne pas se contenter d’un regrattage «s’il était
démontré que le clocher va tomber». Le
Conseil de fabrique répond à l’Evêque le 25 octobre : «C’est
d’après votre avis que la fabrique a cru pouvoir faire dresser par
un entrepreneur de son choix le devis estimatif des travaux… Comment
se fait-il que le Préfet juge irrégulier ce procédé…» La lettre
évoque le choix d’un architecte : «Que faut-il entendre par
architecte ? Le conseil municipal de Raix a son homme tout désigné,
l’agent voyer. Est-ce que la fabrique de Courcôme sera obligée
d’en passer par toutes les exigences de ces messieurs ? M.
Martin, architecte diocésain, a déjà refusé de venir examiner l’église
de Raix sous prétexte que le conseil municipal lui était défavorable…
Permettez-moi de vous demander le service de vouloir bien lui parler
vous-même…» En
décembre 1905, était prononcée la loi de séparation des Eglises et
de l’Etat. En 1913 (voir photo), Saint-Barthélemy est classée
Monument historique. En
août 1915, la voûte s’effondre…
Le dévoué conseil municipal de Raix s’était montré
clairvoyant… mais malheureusement impuissant ! (1) François Peloquin et Marie Guibet étaient propriétaires du domaine de La Fournière vendu par leurs héritiers le 1er avril 1900.
Au
cours du mois d’août 1915, une pierre de la voûte se
désolidarisait et faillit tuer une brave dame. Cela se
passait une heure après une cérémonie d'enterrement.
Le 9 septembre suivant, le maire signait un arrêté
interdisant l’accès à l’église, en attendant que
celle-ci soit réparée. La voûte s’écroula quelque
peu, de même que le mur "gouttereau" sud sur
lequel s’appuyaient des écuries appartenant au propriétaire
du château. Le culte fut alors provisoirement célébré
dans la maison annexe du château (maison du gardien ou
concierge). En
1924, les travaux de réparation commençaient enfin.
Après le mur "gouttereau" sud, la voûte fut
refaite en partie, puis noyée sous environ un mètre de
béton, avant d’être recouverte de lauzes de
calcaire. Cette dernière opération de couverture était
renouvelée en 1989. Il était a Maintenant,
laissons le bulletin paroissial n° 59 du Canton de
Villefagnan nous relater l’état d’avancement des
travaux en février 1933. « Les
travaux de restauration, entrepris par les "Beaux-Arts",
s’effectuent chaque jour, lentement, sans doute par
suite du nombre excessivement réduit d’ouvriers, mais
solidement, avec méthode et goût, comme il convient à
une œuvre d’art. Le clocher entièrement rajeuni,
tous les murs du côté sud relevés, une grande partie
de la voûte et de la toiture refaite, tout cela donne
au vieil édifice un air de jeunesse qui flatte la vue
et fait espérer pour l’avenir. Puissions nous voir
bientôt le couronnement de cette œuvre que nous espérons
inaugurer magnifiquement en la rendant au culte divin.
Mais déjà, depuis même plusieurs mois, l’érection
d’un nouveau coq à la cime du clocher, a donné lieu
à une petite réjouissance tout intime chez les
ouvriers. En effet, avec cette dédicace que voici de M.
Constant Hugon, ancien maire de Raix, les habitants de
la localité ne se sont pas fait tirer l’oreille pour
arroser le nouveau coq ». « Sur l’église en faction pendant près de mille ans, « Mon âme a veillé sur Raix et ses enfants ; « Et s’il, put résister au vent, à la tempête, « Pour lui vient de sonner l’heure de la retraite. « Je vais le relever. « Car c’est un sort glorieux, « Là, nul autre que moi, sera si près des Cieux. « Puissé je toujours voir - domptant l’affreuse guerre, « Les bienfaits de la paix régénérer la terre ! « Avant de m’installer à mon poste d’honneur, « S. V. P. un pourboire à mes restaurateurs Constant
Hugon La troisième colonne du mur nord, deuxième à partir de l’abside, était reconstruite. Le chapiteau de cette colonne est d’ailleurs sculpté très sobrement de façon à le différencier des autres. Une partie de l’arc doubleau prolongeant cette colonne fait partie de la même restauration. Le calcaire des parties remplacées est nettement plus clair et doré. Ce calcaire provenait de carrières situées entre Raix et Courcôme, à l’opposé du bois de Leigne, à main droite du chemin qui monte vers la Faye. M. Grelet de Raix narrait souvent à ses enfants (André par exemple) qu’il transportait des blocs de roches sur sa charrette lors des travaux de réparation de l’église (il assurait souvent ce type de transport pour la commune). Les écuries du château jouxtant l’église en son latéral sud ne seront pas reconstruites, et laissent maintenant apparaître le mur de gros et bel appareil, tel qu’il pouvait l’être en son état originel. Vers
1935, en raison des dégradations dues à la chute de la
voûte, quelques bénévoles prirent la décision de bétonner
le pavage de la nef. Le sol fut décapé profondément,
laissant apparaître par endroits quelques sépultures… Les
« Beaux-Arts », découvrant cette opération
imprévue, furent fort désolés de cette initiative,
sans aucun doute très malheureuse sur le plan archéologique.
Ce service décida vers 1938, de recouvrir ce béton inélégant
de dalles de pierres (calcaire de Chazelle). La table de
communion perdait à cet instant sa forme arrondie
(convexe) pour celle, droite, qu’elle conserve encore
aujourd’hui. La hauteur du sol fut considérablement surélevée, soit d’environ trente centimètres. L’escalier de la porte d’entrée perdait ainsi une marche. Cela se remarque d’ailleurs en observant la base des piliers de la nef. Le
fait que le sol ait été entièrement refait, nous
interdit définitivement de pouvoir relever les précieuses
inscriptions gravées sur les pierres tombales.
Impossible donc de savoir quels sont les seigneurs ou
les curés enterrés dans cette église. Les
curés étaient inhumés dans le chœur, les nobles dans
la nef en sa partie avant jouxtant le chœur. Les
seigneurs devaient sans doute se réserver la chapelle
sud. Les roturiers ou riches manants se contentaient du
fond de la nef. Les
registres paroissiaux (1692-1792) encore existants mais
incomplets, nous indiquent quelques personnes ayant pu bénéficier
d’une sépulture dans cette église au cours du 18°
siècle. |
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