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Des
vestiges de modillons ont été incrustés dans la maçonnerie
des piliers.
Les
seigneurs de Saveille étaient collateur d'une chapelle, Sainte-Catherine,
bâtie dans l'église en 1236 par Simon Barrière (1),
seigneur de Saveille (Pouillés de 1782 et 1869). Cette
famille était représentée en dernier lieu par les Ithier.
Les murs de la chapelle dépassaient au midi. Une autre chapelle, Sainte-Marguerite,
fut bâtie par René de La Rochefaton. En 1703, l'église
s'écroule mais est reconstruite sans les chapelles. Les
Bourdeille, seigneur de Saveille, substitueront à leur
chapelle un simple banc (six pieds au carré) fermé à clef
jusqu'en l'année 1790 quand il fut enlevé et brûlé. Il fut
remplacé par un nouveau en 1816.
(1)
Barrière portait (sceau de Guillaume Barrière en 1349) : d'or
à une fasce de gueules et 6 fleurs de lys d'azur, 3 en chef,
3 en pointe.
Chapelle
et banc seigneurial dans l’église de Paizay-Naudouin.
"Avant
l’année 1703, les seigneurs de Saveilles avaient une
chapelle dans ladite église, dont les murs ressortaient extérieurement
du côté du midi. Elle était sous l'invocation de sainte
Catherine ; et on trouve dans les registres de l'état-civil
de la dite année 1703, la chute et la réédification de la
dite église seulement. Depuis cette époque, un simple banc
de six pieds au carré fermant à clef servait à la maison de
Bourdeilles, jusqu’en l'année 1790 qu'il fut ôté et brûlé.
Il a été remplacé par un nouveau en 1816. L'ancien banc y
existait depuis l'année 1703, que la chute de l'église fit
écrouler les deux chapelles de sainte Catherine et de sainte
Marguerite; la première appartenant et étant bâtie par
Simon Barrière, Seigneur de Saveilles en 1236, et la seconde
bâtie par René de La Rochefaton, en l'année suivante, et
qui épousa l'héritière dudit Barrière et vint demeurer
audit Saveilles."
Extraits
des "vieux papiers" mentionnés à la page 5 des
Bulletins et Mémoires, SHAC année 1915.
La
dîme
Déclaration
que donne à nos seigneurs de l'assemblée générale du
clergé de France qui sera tenue en l'année 1730 et à
messieurs du bureau du diocèse de Poitiers, messire François
Delavau prieur curé de Saint-Hilaire de Paizay-Naudouin, des
biens et revenus dudit prieuré-cure pour satisfaire en la
délibération de l'assemblée générale du clergé de
France. Le
prieuré-cure de
Saint-Hilaire de Paizay-Naudouin était il y a soixante ans en
règle et est tombé en commende par ce qu'on appelle par
désertion à cause de la modicité du revenu, le collateur
est monsieur l'abbé de Saint-Séverin de l'Ordre des
Augustins.
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Le
revenu du prieuré-cure consiste premièrement dans un supplément
de portion congrue de 150 livres par an payable par
quartier par monsieur l'abbé de Valence seigneur temporel
de la paroisse.
-
Il
y a un petit canton de dîme qui avec quelques novales
peut produire année commune 30 boisseaux de tous blés à
la mesure de Ruffec qui pèse 70 livres, valant année
commune 40 sols le boisseau, fait ledit blé 60 livres.
-
Les
menues et vertes dîmes valent 12 francs.
-
Plus
un pré valant 18 francs chargé de trois messes par mois,
comme il parait par le testament de Charles Hérard,
écuyer, seigneur de Bramefan, passé par Jean Drault
notaire royal en date du 11 mars 1673 et au autre pré
chargé de deux messes par an comme il parait par le
testament de Mathieu Joseau passé par Le Béguenot
notaire à Paizay, en date du 22 mai 1661, valant le dit
pré par an 100 sols ce qui fait le tout 25 livres.
-
Plus
8 francs de petites rentes
-
Plus
un bois taillis qui est un legs comme il parait par les
dénombrements de Peuchebrun qui sont à l'évêché de Poitiers,
ledit legs fait à la cure de Paizay par les seigneurs de
Peuchebrun valant ledit bois de revenu 15 livres.
-
Plus
le service de la chapelle des Baré de deux messes par
semaine, 40 livres.
-
Plus
le casuel peut valoir année commune les paroissiens
étant pauvres 15 livres.
Total
des revenus de ladite cure, 324 livres sur laquelle somme de
320 livres il doit être fait déduction des charges ci-après
énoncées. Les
charges sont l'entretien de la maison qui peut aller à 5
livres par an, celui de l'église pour la couverture, linge,
cierges et autres choses, ni ayant point de revenu de fabrique
les paroissiens étant trop pauvres, va a 15 livres par an,
total des charges à déduire 20 livres. Partant,
reste net 304 livres. Nous,
soussigné prieur curé de Paizay-Naudouin, certifions et
affirmons la présente déclaration sincère et véritable
sous les peines énoncées en la délibération de
l'assemblée générale du clergé du 12 décembre 1726, de
laquelle déclaration nous avons remis le présent double à
monsieur le syndic du diocèse de Poitiers, déclarant au
surplus sous les même peines que nous n'avons omis aucun des
biens dépendants de ladite cure, en foi de quoi nous avons
signé le présent à Paizay-Naudouin le 1er juillet 1728.
Delavau, prieur curé de Paizay-Naudouin.
Dime
des chapelles Saint-Cyr et Sainte-Juliette Ces
chapelles étaient contiguës au mur sud , elles furent
fondées dès 1326 par la famille de Barrière. Déclaration
que donne à nos seigneurs de l'assemblée générale du
clergé de France qui sera tenue en l'année 1730 et à
messieurs du bureau du diocèse de Poitiers, Charles Gestreau
chapelain de la chapelle de Saint-Cyr et Sainte-Juliette dans
la paroisse de Paizay-Naudouin, et des
biens et revenus de ladite chapelle qui est à patron laïque pour satisfaire en la
délibération de l'assemblée générale du clergé de France
du 12 décembre. Les
biens et revenus de ladite chapelle consistent en terre
labourables, prés et petites rentes.
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Il
y a 20 boisselées de mauvaise terre sujettes aux droits
de dîme affermées 10 francs (10 livres).
-
Plus
6 boisselées de prés affermés 60 livres.
-
Plus
4 francs (4 livres) de rente foncière.
Total
du revenu de la dite chapelle : 74 livres. Sur
quoi il faut déduire 40 livres pour le service de ladite
chapelle qui est de deux messes par semaine, et 4 livres de
rente noble qui sont dues au seigneur du lieu sur les dites
terres. Partant,
reste 30 livres. Je
soussigné chapelain de la chapelle de Saint-Cyr et
Sainte-Juliette à la nominations des Barrés, certifie et
affirme la présente déclaration véritable
sous les peines énoncées en la délibération de
l'assemblée générale du clergé du 12 décembre 1726,
de
laquelle déclaration nous avons remis le présent double à
monsieur le syndic du diocèse de Poitiers, déclarant au
surplus sous les même peines que nous n'avons omis aucun des
biens dépendants de ladite chapelle, en foi de quoi nous avons
signé à Poitiers le 1er juillet 1728. Charles Gestreau
chapelain de la chapelle des Barrés.
La
chapelle
du Château de Saveilles
"Le 18
janvier 1703, permission est donnée par Jean-Claude de la
Poype de Vertrieu, évêque de Poitiers, à N. de Touchimbert,
chevalier, Sgr de Saveilles, de faire construire une chapelle
pour y dire la messe, dans l'enceinte du château, et délégation
faite à l'archiprêtre de Bouin de la bénir avec les cérémonies
requises.
Le 9 mars
suivant, le sieur Loullier, archiprêtre de Bouin, assisté de
messire Bardin Quérouau, curé d'Empuré, de messire Jean
Giraud, prieur de Pioussay, de messire Marin Favereau, curé
de Montjean, et de messire François Grolleau, curé de Paizay,
et en présence de messire François de La Rochefoucauld, messire
Pierre de La Couture-Renon, de messire Balthazar de Beauchamps
de Villeneuve et d'un grand concours de peuple, a consacré la
dite chapelle et béni une cloche."
La dite pièce scellée du sceau plaqué de Mgr de La Poype,
portant de gueules à la fasce d'argent.
Par suite de la Révolution, le service des églises ayant été
anéanti et les ornements, vases sacrés, etc. et le four
banal de Saveilles ayant été abandonné, M. de Bourdeilles a
transformé ladite chapelle en boulangerie en 1806.
Selon M. Biais, Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique
et Historique de la Charente, année 1920, p. XXXV.
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