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L'église de Saint-Cybard
de Brettes était dans l'ancien diocèse de Poitiers. Elle
est dessinée sous la forme d'un rectangle allongé. Ses
parties basses remontent au XIIe siècle à l'instar de la porte
ci-contre. Des
transformations ont été faites dès le XVe si l'on en juge
par l'aspect gothique des fenêtres, entre autres éléments de
référence. Une
tour d'escalier polygonale se cale contre l'église, au sud,
pour desservir le clocher carré. La
nef a été abaissée dégageant sur la façade la fenêtre qui surplombe
la porte d'entrée. Puis elle a été doublée d'une voûte
de lauzes en briques en 1867 et 1868. |

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Les
dîmes
1.
Déclaration
que donne à nos seigneurs de l'assemblée générale du clergé
de France qui sera tenue en l'année 1730 et à Messieurs du
bureau de Poitiers, par Deléchelle, prêtre curé de la
paroisse Saint-Cybard de Brettes, des biens et revenus de ladite
cure pour satisfaire à la délibération de l'assemblée générale
du clergé de France du
12 décembre 1726.
Dans
la dite paroisse, il y a plusieurs
décimateurs
qui sont Messieurs Chasteignier de Rouvres et Monsieur de
Barbezières, Mesdames les religieuse de Tusson, Monsieur le
prieur d'Embourie, qui
ont une grande partie des dîmes
menues et vertes et dîmes d'agneaux tant dans leurs biens que
dans celui des particuliers, comme aussi Monsieur de Lanville
qui a des dîmes dans un canton de ladite paroisse. Les dames de
Tusson prétendent aussi les novales où elles ont rente et
dîmes et les Messieurs
Chateignier de Rouvre et Monsieur de Barbezières se disent
seigneurs de ladite paroisse et fondateurs de l'église dudit
Brettes,
Monseigneur de Poitiers nomme à ladite cure.
- 2.
La cure de Brettes levant des terrages sur certains morceaux
de terre et dîmes grandes menues et vertes sur d'autres
terres et 5 boisseaux et demi froment de rente due à la
cure annuellement, et il s'y recueille avec les 5 boisseaux
et demi de rente année commune 80 (six vingt) boisseaux de
tout bled mesure de Ruffec quart de froment, quart de
méture et baillarge, quart d'avoine, et quart d'orge grains
ronds pois et fèves qui font année commune 40 sols, se
monte à 240 livres.
- Plus
la cure de Brettes recueille en dîme de vin année commune
6 barriques de vin qui vaut selon les évaluations des
années communes 10 livres.
- Plus
la cure de Brettes tient et possède deux morceaux de pré
contenant environ 4 boisselées situé au pré mêlé où il
s'y amasse chaque année commune 4 brasses de foin qui se
montent année commune 10 livres.
- Item
la cure de Brettes a 4 toits dans le village de Vilaret où
elle a année commune deux agneaux et 10 sols le tout valant
année commune 3 livres.
- Plus
la cure de brettes tient et possède un petit bois qui peut
donner par an 6 livres.
- Plus
il ramasse quelque peu de chanvre année commune pour 1
livre.
Total
des rentes de ladite cure, la somme de 353
livres.
Sur
quoi je ne peux me passer d'avoir un valet et un cheval à cause
de l'éloignement des villages et des chemins
impraticables surtout l'hiver, lorsqu'on est obligé d'y
aller administrer les sacrements ; et les journaliers qu'il faut
avoir pour recueillir tous mes revenus coûtent bien la moitié
du revenu de al dite cure, et n'ayant point le casuel à cause
de la misère des habitants, je suis obligé de fournir le
luminaire et autres choses nécessaires à mon église. En 1717,
les habitants de ladite paroisse de Brettes achetèrent une maison
pour loger le curé, laquelle maison coûtait 90 livres (sept
vingt) comme il appert par contrat signé Mimeau laquelle maison
il a fallu que je l'ai fait refaire dès les fondements et fait
refaire les greniers qui étaient entièrement pourris et toute
la charpente, lattes et tuiles que j'ai achetées, aussi fait
faire une grange en apant et une écurie et un cellier tout à
neuf et le tout à mes dépens , et pour cet effet il a fallu
que j'ai vendu tout mon bien qui m'était échu en partage
après le décès de mon père et ma mère, et outre mon bien il
m'en coûte bien plus de 50 livres de revenu par chacun an pour
en faire les réparations faites et à faire d'autant qu'il y en
a beaucoup. Ce qui fait que je suis surchargé, que je ne
devrais pas payer de décime, nonobstant que l'on m'en fait
payer encore aujourd'hui 13 livres pour le quartier de février
dernier, toute l'imputation faite, je n'ai que très peu de
choses pour vivre et m'entretenir.
Je
soussigné, certifie que le tout ci-dessus de l'un et l'autre
part, est dans la pure et sincère vérité, comme j'ai toujours
joui par mes mains de ladite cure depuis 12 années et que foi
doit y être ajoutée. Fait à Brettes le 3 novembre 1728.
S.
Deléchelle, Curé de Brettes.

Le
presbytère restauré en 2008
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