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Les
locaux de la CUMA de Brettes prennent un petit air Western
| Une
CUMA permet aux agriculteurs de s’associer pour acheter et
utiliser des matériels agricoles, afin de rentabiliser
rapidement les investissements.
Face
à la crise agricole, les adhérents sont de plus en plus
nombreux à rejoindre cette structure avec à la clé une
solution efficace pour installer ou pérenniser de petites et
moyennes exploitations. |
«Dans
le temps, on se réunissait à plusieurs pour faire la batterie,
au fléau» témoignent les anciens. «A
Brettes, qui possédait un bureau du Crédit Agricole dès 1904,
les agriculteurs ont monté un syndicat de battage juste après
la guerre de 14» explique René Gallais ancien président
de la CUMA.
«Le
syndicat agricole était né quant à lui avec la loi de 1901
sur les associations, il avait pour but de grouper les achats
d’engrais et de semences» dit son fils Lionel président
de la CUMA 16. |
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Un
Farmall diesel parfaitement restauré |
| Le
battage moderne avec l’arrivée des batteuses et des
locomobiles imposait de s’associer pour l’achat du matériel
et de travailler en commun. Un idée qui plait beaucoup à
Lionel Gallais, président de la CUMA de Brettes depuis 2000, à
la suite de son père : «Pourquoi
ne pas partager les frais d’un matériel utilisé finalement
peu de temps dans l’année». |
En
1947, le syndicat de battage possédait deux batteuses (une pour
les céréales, l’autre pour la luzerne) entraînées par un
tracteur Farmall diesel. «Notre
problème, souligne René Gallais, c’est
qu’il fallait mobiliser une grosse main d’œuvre, 20 à 25
personnes alors que l’exode rural vidait notre commune». |
| La
CUMA de Brettes est créée le 15 janvier 1948 à la suite du
syndicat de battages : «C’était
la 25e CUMA en Charente, Adolphe Lafont était son président».

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Les
moissonneuses batteuses automotrices s’imposent à partir de
1955. «On
leur confiait le ramassage des orges, les récoltes abîmées,
note René Gallais, le
reste était coupé à la lieuse». |
| Dix-huit
exploitants se sont regroupés pour acheter la première
moissonneuse-batteuse, une Protector dont la largeur de coupe
n’était que de 2,10 m : «Elle
ramassait pourtant 250 ha de céréales».
Peu
à peu, le parc de la CUMA s’étoffe : presses à
fourrages, machine à désherber, bineuse à betteraves, épandeur
d’engrais… |
En
1982, deux maïsiculteurs rejoignent la CUMA.
«Cette arrivée de nouveaux adhérents a permis de rentabiliser
la moissonneuse-batteuse, souligne Lionel, le temps
d’utilisation étant largement accru».
Du
coup, la CUMA achetait une nouvelle machine. |
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Pourtant,
se regrouper en CUMA et partager des matériels agricoles entre
exploitants ne semble pas si évident. De nombreuses CUMA ont
mis la clé sous la porte faute d’adhérents. De plus,
l’agriculteur aime posséder ses propres matériels : «Le
tracteur pour un agriculteur, c’est un outil personnel».
Mais
avec la réforme de la PAC des années 90, des choix se sont
imposés. «Celui qui
exploitait 100 ha se croyait à l’abri, quand on lui a dit
qu’il fallait doubler son exploitation, il a vite déchanté,
relate Lionel, on a vu
alors des gens nous rejoindre, il fallait de toutes façons
faire baisser les coûts d’exploitation».
Lionel
affectionne le travail en commun, un retour à d’anciennes
valeurs ; il prône l’achat de matériels dont
l’utilisation se fera collectivement : «Quant
on bat, il faut un gars sur la machine, et plusieurs qui
convoient le grain au silo». |
| En
1998, après la disparition de nombreux sociétaires, la CUMA de
Brettes renaît avec de plus en plus d’adhérents, une
trentaine issus non seulement de la commune (six actuellement,
dix-huit en 1948), mais des cantons alentour. Chaque adhérent
possède des parts sociales, opte pour un ou plusieurs outils.
Il est soit exploitant, soit en GAEC (ou EARL). |
Les
entrepreneurs peuvent adhérer, mais pour leur propre usage. La
société est administrée par un bureau. «Chaque
matériel est confié à un responsable qui sait où et quand le
trouver, il en surveille l’entretien» précise Lionel qui
tient à présider la CUMA avec les principes établis par son père
de 1970 à 2000. |
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«Il faut veiller à la bonne entente, satisfaire chacun, ne privilégier
personne, savoir écouter les conflits pour mieux les éteindre»
dit-il.
Visitez
en cliquant ici le site Internet de la Fédération des CUMA en
Charente
Et
ici le site des CUMA en France
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Les
locaux de la CUMA sont mis à disposition de l'ADANC chaque
été pour le festival country et faire "la fête à la
vache". |
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