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mairie.chevrerie@wanadoo.fr
| Personne ne sera surpris
que La Chèvrerie, nom d'origine latine, signifie "le lieu où l'on élève des
chèvres". L'évolution de
l'agriculture a modifié le paysage, les
landes qui accueillaient autrefois les chèvres se
sont transformées en champs cultivés. |
| La Chèvrerie mérite un long arrêt,
bien plus qu'une simple visite, car d'apparence
ordinaire, cette commune est dotée d'une
histoire très riche et peu banale. |
| Son territoire se situe
à la limite des terres calcaires et des terres
rouges (argiles à silex). Ses bois sont donc en
partie composé de chênes et de châtaigniers.
Cette terre était, autrefois, réputée pauvre,
couverte de landes (ceci est à mon avis
très fortement exagéré), semée de blé,
plantée de mauvaises vignes et de prés. Il faut
se rappeler qu'elle se partage en terrains de
nature différente, donc couverts de végétation
différente. La terre rouge (argile) n'a jamais
été idéale pour la vigne ; le calcaire, trop
aride, n'est pas adapté aux prairies. |
| Les prairies
artificielles, les engrais, ont rapidement
confirmé la vocation agricole de cette commune. |
| D'une superficie totale
de 461 hectares, dont 70 de bois, la commune
est maintenant essentiellement à vocation
agricole : céréales, élevages bovins,
porcins et caprins (des chèvres, il y en a
encore).
Ci
contre, la mairie-école érigée en 1881. L'école fermera en
1969.
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Un jardinier BIO propose
des légumes
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Alain
Meilhac s’est fait maraîcher Bio à La
Chèvrerie. On trouve ses légumes chez lui et au marché.
Sa profession évolue au rythme des découvertes.
Il
possède une ferme de 22 hectares à La Chèvrerie, passées
en bio en 2000. Une partie est semée de céréales afin
d’organiser des rotations. Il s’est équipé de matériel
jugé obsolète par l’agriculture classique mais très
pratique pour les binages successifs. Ici, pas de désherbant,
pas de traitement autre que la bouille bordelaise et
sous contrainte de faible volume. Le paillage se fait
avec un film biodégradable car la paille devient chère.
Les haies sont en nombre dans les environs de sa ferme,
il reste quelques prairies, cela permet l’arrivée de
prédateurs lorsqu’il y a des pucerons.
«C’est une
passion doublée de l’envie de préserver ma santé,
dit-il, je me suis demandé si faire du bio n’était
pas un challenge.»
Il
a acheté 2,5 hectares à Marcillac-Lanville, une
parcelle déjà en bio, pour les légumes d’hiver et
les racines : carottes, céleri, betteraves,
panais, rutabagas et autres raves. |
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Il
a installé des serres et des dispositifs d’irrigation
par goutte-à-goutte. Pour les tomates sous serre, le
système permet d’économiser beaucoup d’eau. En
plein champ, à côté, il cultive un hectare de pommes
de terres. Et de tout, quelques fruits rouges, pommes et
poires, des melons, de la salade. «On
s’adapte,
ajoute-t-il, je ne cultive pas de radis en été mais
j’essaie de produire tous les légumes que veut la ménagère,
la difficulté c’est d’avoir des légumes de bonne
heure, la fraise à Noël ce n’est pas possible.»
Cette
année, il a pu récolter dès la première semaine de
juin, mais l’importation massive de légumes bio avait
déjà fait chuter les prix. Des
prix qui sur les marchés soutiennent la comparaison
avec ceux des légumes non bio.
«Produire
c’est une chose, dit le maraîcher, commercialiser
c’en est une autre.» Sa clientèle s’est fidélisée.
«La ménagère achète ses légumes pour la semaine,
son panier doit donc être varié»
expose-il.
Outre
un marché bio à Poitiers, le jardinier écoule ses
produits autour d’Angoulême. L’après-midi,
à Champniers, les 1er et 3e mercredi chaque mois ;
à Ma Campagne, le 2e mercredi ; à Puymoyen le 4e
mercredi.
Pour
le maraîcher, la recherche en bio aurait dû être plus
entreprenante. Chaque jour des innovations sont sources
de progrès, d’économie, gages de bonne santé. |

Tous
les jeudis soir vers 17h, les habitués arrivent. Tout en
remplissant leur panier, ils font le point des nouveautés.
Une
part de la production est absorbée par le commerce de
demi-gros.
Contact
: Alain Meilhac :
tél.
05.45.31.37.32. ou 06.16.65.30.44 |
Des
visites et des randonnées |
Un sentier de
randonnée portera vos pas dans un magnifique
espace de verdure au départ de l'église,
passant par le village fleuri de La
Renaudière, à proximité du village de
La Tour, parcourant la zone
boisée à la découverte du trou de
Trotte-Chien et de la Mare des Chaumes.
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Ce
sentier de randonnée, parfaitement entretenu,
est l'un des plus beaux de la région.
Pénétrant souvent dans de magnifiques
sous-bois, il se faufile au travers de superbes
vallées verdoyantes.
Souvent, la Coulée Douce
(club de randonnée Ruffécois), organise ici,
avec l'aide énergique de la municipalité, de
superbes journées
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La mare des Chaumes a
été réalisée au fond d'une petite vallée.
Elle fut construite en 1902 afin d'éviter aux
habitants la peine d'aller chercher l'eau à la
Péruse, distante de 2 kilomètres.

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Cette mare
mérite le détour : le site est
magnifique, parfaitement entretenu. Des
poissons profitent de cette eau
accueillante.
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| La tour aux
Vilains, ancien pigeonnier en ruine, mais
de construction solide (son état ne
s'est pas trop dégradé depuis un
siècle), mériterait une
restauration de qualité. Notons
qu'elle est propriété privée, et que
la restauration d'un tel édifice serait
sans doute ruineuse pour un particulier.
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| Fruit d'une volonté
tenace, d'un courage émérite, "accouchée
au forceps", à
l'ancienne chapelle, trop vétuste, trop petite,
située dans le cimetière, à l'emplacement
actuel de la croix, a succédé une
église neuve. L'ancienne Chapelle a
été détruite en 1921. Les moellons de ses murs
ont servis à édifier le mur du fond du
cimetière.
Notons que le cimetière n'a pas fait l'objet de déplacement (en
1771, il était fait par le Roi obligation
d'éloigner les cimetières des habitations)
comme c'est généralement le cas ailleurs, mais
qu'à l'inverse, c'est la chapelle qui a été
déplacée. Une tombe ancienne est datée de l'An
premier de la République Française. L'église (la
chapelle) a été achevée en 1905,
totalement voulue et financée par les habitants
(association de paroissiens sous l'impulsion
du maire de l'époque, Jean Sicard).
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Quelques sites privés particulièrement
intéressants, en attendant une restauration,
apportent des témoignages irréfutables :
cette vieille et très belle
maison du 17 ou 18ème siècle certifie
que les fenêtres de cette époque
recevaient des petits carreaux, et non
pas le contraire comme trop souvent
écrit (dans ce cas, il faut chercher
une construction ou rénovation du 19ème
siècle).

*
Notons que les portes (pleines)
mesurent 1,8 mètre de haut et 0,8 mètre de
large, et que les fenêtres mesurent 1 mètre de
haut pour 0,7 mètre de largeur (avec 12
carreaux).
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| La mairie-école a été
construite en 1887. L'école a été
fermée en 1969, et depuis 1996 la salle
de classe est devenue une magnifique
salle des fêtes. Les anciens, lorsqu'ils
s'y rendent à l'occasion d'organisations
festives, doivent certainement avec
grande émotion se remémorer cette
époque où ils apprenaient, là, à lire
et écrire... |
Le
bulletin municipal n° 26/2000 offre ce beau
récit : l'histoire de l'école à La
Chèvrerie.
| Avant d'être
construite au lieu dit Champ du Fossé,
l'école fut dispensée en d'autres
endroits de la commune. |
Nous retrouvons
trace en 1861 qu'une somme de 650 francs
est allouée pour le traitement fixe et
le logement de l'instituteur, sans
mention de l'emplacement de l'école. |
| Le 1er mai 1874, un bail
est passé avec M. Charles Sicard,
propriétaire demeurant à Ruffec, qui
donne à loyer pour maison d'école une
habitation sise à La Giraudrie
consistant en 4 chambres, grenier, cour.
chais, écurie, hangar, jardin de 4 ares
au Milliauds, poulailler ... moyennant la
somme de 90 francs. |
| En mars, M. Sicard
décide d'augmenter ce loyer à 150
francs ; le conseil municipal se met
alors en quête d'un autre local. |
| Le 23 septembre 1877, un
bail de 3 années est passé avec M. Jean
Sicard, demeurant à La Renaudière pour
la location d'une maison sise au Bourg
comprenant cuisine, 2 chambres, chais,
cour, grenier, droit à la mare, petit
jardin, emplacement pour latrines,
hangar, écurie, jardin de 3 ares au
Breuil de Praille, moyennant la somme de
86 francs la 1ère année et 100 francs
les deux autres. |
Cette maison
d'habitation est en partie celle où
résident de nos jours Monsieur et Madame
André Constant Bouillon. |
A l'époque, l'école
n'était pas gratuite pour tous : le taux de la
rétribution scolaire qui complétait le
traitement fixe de l'instituteur était fixée
par le conseil municipal. Exemple de 1879 : 1 F
50 par élève par mois pour les enfants jusqu'à
8 ans, 2 F pour les 8 à 10 ans, 2 F 50 pour les
10 à 13 ans et 3 F pour les 13 ans et plus. Pour
les élèves admis gratuitement, le conseil
finançait pour 1 F 50 par élève par mois.
| En février 1880, le
sous-préfet de Ruffec "signale la
situation très défectueuse de l'école
et l'urgence d'y mettre un terme. Il
constate en outre le mauvais vouloir ou
l'indifférence de l'autorité municipale
qui atermoie toujours ou paraît
méconnaître cet état de choses... En
conséquence, j'invite à prendre de
suite les résolutions utiles,... que si
rien n'a été fait ou décidé à
Pâques, l'école sera fermée." Le
Conseil se préoccupe donc de chercher un
local ou un emplacement pour y bâtir une
maison d'école. En juillet 1880 son
choix se porte sur une pièce de terre
située Champ de la Chapelle appartenant
au sieur Coquillaud, emplacement actuel. |
Le sous-préfet approuve
ce choix et l'acquisition est réalisée ainsi
qu'une parcelle appartenant à Louis Bonnaud pour
servir de passage pour l'accès. Les
travaux sont achevés en 1884 par le mur de
clôture, pour un coût global de 20 200 francs.
Depuis la loi
Ferry de mars 1882,
l'instruction primaire est obligatoire,
l'école publique est neutre et gratuite
:
- une
commission communale est chargée
de surveiller et d'encourager la
fréquentation de l'école (1882)
;
- une caisse
des écoles est créée pour
récompenser "sous forme de
livres utiles les élèves les
plus appliqués et aider les
élèves indigents ou peu aisés
en leur donnant les livres ou les
fournitures de classe qu'ils ne
peuvent se procurer" (1902)
;
- la
bibliothèque scolaire est
"appelée à rendre de
réels services en développement
chez l'enfant le goût des saines
lectures, enrichie d'ouvrages se
recommandant par leur valeur
littéraire et morale"
(1922).
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| Les registres
montrent qu'entre 1881 et 1969, se sont
succédés pour instruire les enfants de
La Chèvrerie, 26 instituteurs et
institutrices, bien qu'une
délibération de 1898 stipule que le
Conseil Municipal demande que la
direction de l'école continue d'être
confiée à un instituteur ! |
| Notre école primaire
communale a fermé ses
portes définitivement en juin 1969,
n'ayant plus que 13 élèves. Les enfants
de la commune ont alors été dirigés
vers les écoles de Montjean ou
Villefagnan. Aujourd'hui, l'école de
rattachement est officiellement celle du chef-lieu de canton. Mais
on
assiste à une dispersion aussi bien vers
Villefagnan que vers Ruffec,
au gré des convenances parentales. NB : les informations
ci-dessus sont extraites de documents
d'époque conservés en mairie.
Merci à M.
Jean-Marie Sicaud, ancien maire de La
Chèvrerie.
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La salle des fêtes
Pour
réserver : Tel/Fax 05 45 31 25 36
mairie-chevrerie@wanadoo.fr
Dimensions -
capacité : 60
m2, 60 personnes, cuisine équipée.
Tarifs
location :
-
salle seule : habitant
commune 24€ ; hors commune 48€.
-
salle et cuisine : habitant commune 40€ ; hors commune 80€.
-
pour vin d'honneur et petite utilisation : hors commune 24€.
Charges
:
-
Electricité : 0.15 € /kw
-
Vaisselle : 1€ le couvert
Caution :
150 €
Un
grand parking et un pré à proximité. |
Comité
des fêtes de La Chèvrerie (cliquer ici)
PBaudouin@wanadoo.fr
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