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LA CHEVRERIE

Mairie ouverte mercredi 16h-18h et vendredi 10h-12h Tel / Fax : 05 45 31 25 36

mairie.chevrerie@wanadoo.fr

Personne ne sera surpris que La Chèvrerie, nom d'origine latine, signifie "le lieu où l'on élève des chèvres". L'évolution de l'agriculture a modifié le paysage, les landes qui accueillaient autrefois les chèvres se sont transformées en champs cultivés.
La Chèvrerie mérite un long arrêt, bien plus qu'une simple visite, car d'apparence ordinaire, cette commune est dotée d'une histoire très riche et peu banale.
Son territoire se situe à la limite des terres calcaires et des terres rouges (argiles à silex). Ses bois sont donc en partie composé de chênes et de châtaigniers. Cette terre était, autrefois, réputée pauvre, couverte de landes (ceci est à mon avis très fortement exagéré), semée de blé, plantée de mauvaises vignes et de prés. Il faut se rappeler qu'elle se partage en terrains de nature différente, donc couverts de végétation différente. La terre rouge (argile) n'a jamais été idéale pour la vigne ; le calcaire, trop aride, n'est pas adapté aux prairies.
Les prairies artificielles, les engrais, ont rapidement confirmé la vocation agricole de cette commune.
D'une superficie totale de 461 hectares, dont 70 de bois, la commune est maintenant essentiellement à vocation agricole : céréales, élevages bovins, porcins et caprins (des chèvres, il y en a encore).

Ci contre, la mairie-école érigée en 1881. L'école fermera en 1969. 


Un jardinier BIO propose des légumes

Alain Meilhac s’est fait maraîcher Bio à La Chèvrerie. On trouve ses légumes chez lui et au marché. Sa profession évolue au rythme des découvertes.

Il possède une ferme de 22 hectares à La Chèvrerie, passées en bio en 2000. Une partie est semée de céréales afin d’organiser des rotations. Il s’est équipé de matériel jugé obsolète par l’agriculture classique mais très pratique pour les binages successifs. Ici, pas de désherbant, pas de traitement autre que la bouille bordelaise et sous contrainte de faible volume. Le paillage se fait avec un film biodégradable car la paille devient chère. Les haies sont en nombre dans les environs de sa ferme, il reste quelques prairies, cela permet l’arrivée de prédateurs lorsqu’il y a des pucerons.

«C’est une passion doublée de l’envie de préserver ma santé, dit-il, je me suis demandé si faire du bio n’était pas un challenge.»

Il a acheté 2,5 hectares à Marcillac-Lanville, une parcelle déjà en bio, pour les légumes d’hiver et les racines : carottes, céleri, betteraves, panais, rutabagas et autres raves.

Il a installé des serres et des dispositifs d’irrigation par goutte-à-goutte. Pour les tomates sous serre, le système permet d’économiser beaucoup d’eau. En plein champ, à côté, il cultive un hectare de pommes de terres. Et de tout, quelques fruits rouges, pommes et poires, des melons, de la salade. «On s’adapte, ajoute-t-il, je ne cultive pas de radis en été mais j’essaie de produire tous les légumes que veut la ménagère, la difficulté c’est d’avoir des légumes de bonne heure, la fraise à Noël ce n’est pas possible.»

Cette année, il a pu récolter dès la première semaine de juin, mais l’importation massive de légumes bio avait déjà fait chuter les prix. Des prix qui sur les marchés soutiennent la comparaison avec ceux des légumes non bio.

«Produire c’est une chose, dit le maraîcher, commercialiser c’en est une autre.» Sa clientèle s’est fidélisée. «La ménagère achète ses légumes pour la semaine, son panier doit donc être varié» expose-il. 

Outre un marché bio à Poitiers, le jardinier écoule ses produits autour d’Angoulême. L’après-midi, à Champniers, les 1er et 3e mercredi chaque mois ; à Ma Campagne, le 2e mercredi ; à Puymoyen le 4e mercredi.

Pour le maraîcher, la recherche en bio aurait dû être plus entreprenante. Chaque jour des innovations sont sources de progrès, d’économie, gages de bonne santé.

Tous les jeudis soir vers 17h, les habitués arrivent. Tout en remplissant leur panier, ils font le point des nouveautés.

Une part de la production est absorbée par le commerce de demi-gros.

Contact : Alain Meilhac :

tél. 05.45.31.37.32. ou 06.16.65.30.44


Des visites et des randonnées

Un sentier de randonnée portera vos pas dans un magnifique espace de verdure au départ de l'église, passant par le village fleuri de La Renaudière, à proximité du village de La Tour, parcourant la zone boisée à la découverte du trou de Trotte-Chien et de la Mare des Chaumes.

Ce sentier de randonnée, parfaitement entretenu, est l'un des plus beaux de la région. 

Pénétrant souvent dans de magnifiques sous-bois, il se faufile au travers de superbes vallées verdoyantes.

Souvent, la Coulée Douce (club de randonnée Ruffécois), organise ici, avec l'aide énergique de la municipalité, de superbes journées

La mare des Chaumes a été réalisée au fond d'une petite vallée. Elle fut construite en 1902 afin d'éviter aux habitants la peine d'aller chercher l'eau à la Péruse, distante de 2 kilomètres.

Cette mare mérite le détour : le site est magnifique, parfaitement entretenu. Des poissons profitent de cette eau accueillante.

La tour aux Vilains, ancien pigeonnier en ruine, mais de construction solide (son état ne s'est pas trop dégradé depuis un siècle), mériterait une restauration de qualité.

Notons qu'elle est propriété privée, et que la restauration d'un tel édifice serait sans doute ruineuse pour un particulier.

Fruit d'une volonté tenace, d'un courage émérite, "accouchée au forceps", à l'ancienne chapelle, trop vétuste, trop petite, située dans le cimetière, à l'emplacement actuel de la croix, a succédé une église neuve. L'ancienne Chapelle a été détruite en 1921. Les moellons de ses murs ont servis à édifier le mur du fond du cimetière.

Notons que le cimetière n'a pas fait l'objet de déplacement (en 1771, il était fait par le Roi obligation d'éloigner les cimetières des habitations) comme c'est généralement le cas ailleurs, mais qu'à l'inverse, c'est la chapelle qui a été déplacée. Une tombe ancienne est datée de l'An premier de la République Française. L'église (la chapelle) a été achevée en 1905, totalement voulue et financée par les habitants (association de paroissiens sous l'impulsion du maire de l'époque, Jean Sicard).

Quelques sites privés particulièrement intéressants, en attendant une restauration, apportent des témoignages irréfutables :

  • cette vieille et très belle maison du 17 ou 18ème siècle certifie que les fenêtres de cette époque recevaient des petits carreaux, et non pas le contraire comme trop souvent écrit (dans ce cas, il faut chercher une construction ou rénovation du 19ème siècle).

* Notons que les portes (pleines) mesurent 1,8 mètre de haut et 0,8 mètre de large, et que les fenêtres mesurent 1 mètre de haut pour 0,7 mètre de largeur (avec 12 carreaux).

La mairie-école a été construite en 1887. L'école a été fermée en 1969, et depuis 1996 la salle de classe est devenue une magnifique salle des fêtes. Les anciens, lorsqu'ils s'y rendent à l'occasion d'organisations festives, doivent certainement avec grande émotion se remémorer cette époque où ils apprenaient, là, à lire et écrire...

Le bulletin municipal n° 26/2000 offre ce beau récit : l'histoire de l'école à La Chèvrerie.

Avant d'être construite au lieu dit Champ du Fossé, l'école fut dispensée en d'autres endroits de la commune. Nous retrouvons trace en 1861 qu'une somme de 650 francs est allouée pour le traitement fixe et le logement de l'instituteur, sans mention de l'emplacement de l'école.
Le 1er mai 1874, un bail est passé avec M. Charles Sicard, propriétaire demeurant à Ruffec, qui donne à loyer pour maison d'école une habitation sise à La Giraudrie consistant en 4 chambres, grenier, cour. chais, écurie, hangar, jardin de 4 ares au Milliauds, poulailler ... moyennant la somme de 90 francs.
En mars, M. Sicard décide d'augmenter ce loyer à 150 francs ; le conseil municipal se met alors en quête d'un autre local.
Le 23 septembre 1877, un bail de 3 années est passé avec M. Jean Sicard, demeurant à La Renaudière pour la location d'une maison sise au Bourg comprenant cuisine, 2 chambres, chais, cour, grenier, droit à la mare, petit jardin, emplacement pour latrines, hangar, écurie, jardin de 3 ares au Breuil de Praille, moyennant la somme de 86 francs la 1ère année et 100 francs les deux autres. Cette maison d'habitation est en partie celle où résident de nos jours Monsieur et Madame André Constant Bouillon.

A l'époque, l'école n'était pas gratuite pour tous : le taux de la rétribution scolaire qui complétait le traitement fixe de l'instituteur était fixée par le conseil municipal. Exemple de 1879 : 1 F 50 par élève par mois pour les enfants jusqu'à 8 ans, 2 F pour les 8 à 10 ans, 2 F 50 pour les 10 à 13 ans et 3 F pour les 13 ans et plus. Pour les élèves admis gratuitement, le conseil finançait pour 1 F 50 par élève par mois.

En février 1880, le sous-préfet de Ruffec "signale la situation très défectueuse de l'école et l'urgence d'y mettre un terme. Il constate en outre le mauvais vouloir ou l'indifférence de l'autorité municipale qui atermoie toujours ou paraît méconnaître cet état de choses... En conséquence, j'invite à prendre de suite les résolutions utiles,... que si rien n'a été fait ou décidé à Pâques, l'école sera fermée." Le Conseil se préoccupe donc de chercher un local ou un emplacement pour y bâtir une maison d'école. En juillet 1880 son choix se porte sur une pièce de terre située Champ de la Chapelle appartenant au sieur Coquillaud, emplacement actuel.

Le sous-préfet approuve ce choix et l'acquisition est réalisée ainsi qu'une parcelle appartenant à Louis Bonnaud pour servir de passage pour l'accès. Les travaux sont achevés en 1884 par le mur de clôture, pour un coût global de 20 200 francs.

Depuis la loi Ferry de mars 1882, l'instruction primaire est obligatoire, l'école publique est neutre et gratuite :
  • une commission communale est chargée de surveiller et d'encourager la fréquentation de l'école (1882) ;
  • une caisse des écoles est créée pour récompenser "sous forme de livres utiles les élèves les plus appliqués et aider les élèves indigents ou peu aisés en leur donnant les livres ou les fournitures de classe qu'ils ne peuvent se procurer" (1902) ;
  • la bibliothèque scolaire est "appelée à rendre de réels services en développement chez l'enfant le goût des saines lectures, enrichie d'ouvrages se recommandant par leur valeur littéraire et morale" (1922).
Les registres montrent qu'entre 1881 et 1969, se sont succédés pour instruire les enfants de La Chèvrerie, 26 instituteurs et institutrices, bien qu'une délibération de 1898 stipule que le Conseil Municipal demande que la direction de l'école continue d'être confiée à un instituteur !
Notre école primaire communale a fermé ses portes définitivement en juin 1969, n'ayant plus que 13 élèves. Les enfants de la commune ont alors été dirigés vers les écoles de Montjean ou Villefagnan. Aujourd'hui, l'école de rattachement est officiellement celle du chef-lieu de canton. Mais on assiste à une dispersion aussi bien vers Villefagnan que vers Ruffec, au gré des convenances parentales.

NB : les informations ci-dessus sont extraites de documents d'époque conservés en mairie.

Merci à M. Jean-Marie Sicaud, ancien maire de La Chèvrerie.

La salle des fêtes

Pour réserver : Tel/Fax 05 45 31 25 36

mairie-chevrerie@wanadoo.fr

Dimensions - capacité : 60 m2, 60 personnes, cuisine équipée.

Tarifs location :

- salle seule : habitant commune 24€ ; hors commune 48€.

- salle et cuisine : habitant commune 40€ ; hors commune 80€.

- pour vin d'honneur et petite utilisation : hors commune 24€.

Charges : 

- Electricité : 0.15 € /kw

- Vaisselle : 1€ le couvert

Caution : 150 €

Un grand parking et un pré à proximité.

Comité des fêtes de La Chèvrerie (cliquer ici)

PBaudouin@wanadoo.fr

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